Macron vient de légaliser la délinquance

"L’emprisonnement ne sera plus la peine centrale"

Publié le : mercredi 7 mars 2018
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Source : E&R
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Le parjure est une habitude chez les politiques, on ne reviendra donc pas sur l’avant et l’après élection, chacun vendant avec plus ou moins d’habileté sa fiole de guérison magique à des gogos cent fois floués. Et dans le domaine de la vente ambulante, Macron est un as.

 

 

Les peines inférieures à 6 mois (ou un an) ne seront donc pas effectuées, et chacun connaît la valeur d’exemple du bracelet électronique, des TIG (généraux) ou TIC, travaux d’intérêt collectif... sur les délinquants récidivistes.

« Je rachète ma dette en travaillant pour la société, c’est constructif. »

 

Il s’agit de jardiner un peu dans les parcs publics, d’aider une mamie à traverser la rue, bref, un « stage » de citoyenneté qui transforme le délinquant multirécidiviste en ange du vivre-ensemble. L’exemple de la vidéo est évidemment idéal.

Lyon Mag a le 6 mars conté l’histoire charmante de ce prévenu de 16 ans qui en était à sa 79e mention sur son casier.

« Le jeune homme a été interpellé dimanche après-midi alors qu’il venait d’avoir une altercation avec un automobiliste quadragénaire avenue Gabriel-Péri à Vaulx-en-Velin. A scooter, l’adolescent s’est rapproché de son vis-à-vis, l’a menacé de mort avant de briser sa vitre à coup de poing. Les éclats de verre ont alors blessé la fille de l’automobiliste au visage (2 jours d’ITT). [...] S’il était condamné cette semaine, cela signerait son implication dans une 79e affaire judiciaire. Aux juges de trouver les mots justes pour lui faire comprendre que son comportement mérite une révision. »

Laissons Nicolas Dupont-Aignan décrire le plan du président pour désengorger les prisons françaises... et augmenter le taux de délinquance dans les rues, selon le principe des vases communicants.

 

« Ce mardi à Agen, M. Macron a dévoilé son plan pour désengorger les prisons françaises. M. Macron se pose en successeur de Mme Taubira avec une philosophie simple : offrir aux délinquants le plus de chances possibles d’échapper à l’incarcération. M. Macron propose ainsi d’en finir avec les courtes peines de prison ferme (qu’il soit permis de se demander ce que signifie le terme prison ferme dans ce cas) et de systématiser les peines alternatives.

Alors que les agressions aux personnes et aux biens ne cessent d’augmenter, alors que les Français éprouvent un légitime besoin d’un État protecteur, alors que les policiers, gendarmes et personnels pénitentiaires sont de plus en plus soumis aux outrages des voyous, je dénonce et condamne cette politique laxiste, terreau d’une violence incontrôlée. Avachi devant le politiquement correct, M. Macron joue les apprentis sorciers et sa soi-disant révolution pénitentiaire illustre la déconnection entre ce pouvoir hors sol et le pays.

Ma philosophie est la suivante : la prison est un passage obligé pour les délinquants d’où une fermeté nécessaire dans l’application des peines. Mais les prisonniers doivent vivre dans des conditions décentes et je refuse qu’ils s’entassent à plusieurs dans les cellules, d’où ma volonté de construire suffisamment de places de prison. Enfin, la prison doit permettre de réinsérer par l’apprentissage d’un travail. »

S’ensuit la liste de 11 mesures pour nos prisons.

Macron en immersion à Fresnes : « Là où vous avez raison c’est que des petites peines, c’est pas forcément utile ».

 

Nous avons souvent souligné sur E&R la congruence entre la racaille d’en haut et celle d’en bas, une congruence objective puisque la magistrature, traditionnellement de gauche – donc non punitive – s’est toujours évertuée à réduire voire annuler les peines contre les délinquants de tous ordres. Si la prison n’est pas la solution, si la population n’a pas le droit de se défendre, et que la police voit ses moyens humains et matériels diminuer, à qui se fier pour sa sécurité ?

À la sécurité privée, pardi, celle des nantis ! Même constat dans le domaine de la santé : aux uns la protection de plus en plus décousue d’une sécurité sociale publique, aux autres les remboursements avantageux des « bonnes » mutuelles privées.

La solution Macron de désengorger les prisons en retirant les « petites peines » et de consacrer l’argent théoriquement destiné à de nouvelles prisons à l’amélioration de l’ordinaire (de vie des gardiens et des détenus) des prisons existantes n’est pas idiote mais elle risque de provoquer un appel d’air à la délinquance, ou du moins l’idée d’une dépénalisation/légalisation de fait dans la population à risque.

Pourquoi la politique sécuritaire de la France a-t-elle accouché
de moins de sécurité et de moins de liberté ?
Lire chez Kontre Kulture

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Le 7 mars 2018 à 23:06 par jobanco
#1914747

C’est bon pour le PIB...

Le 7 mars 2018 à 23:27 par Caete
#1914759

Si ça se peut Alain Soral n’ira pas en prison

Le 7 mars 2018 à 23:36 par Ricard Jacking
#1914762

Macron vient de légaliser la délinquance Fabius avait légalisé le djihadisme Belkassem le trans-homo-LGBTisme Mitterand l’immigrationisme Hollande la finance Julien Dray les montres en or Bref la gauche on fait pas mieux aujourd’hui , va falloir se lever tôt pour trouver plus efficace

Le 8 mars 2018 à 00:36 par VaeVictis80
#1914788

La méconnaissance de la nature humaine de certains ici m’étonne...

Tant qu’il y aura des hommes, il faudra des prisons, car tant qu’il y aura des hommes, il y aura des hommes mauvais...

C’est du bons sens, et de la loi naturelle, comme le fait qu’il faut un homme et une femme pour faire un enfant.

De plus, ne pas punir le mal (je parle du meurtre, viol, vol, pas de la 17°), est par essence anarchiste. Une règle n’existe que par ce qu’il existe une sanction en cas de transgression de cette règle. Sans sanction associée, la règle devient caduque. Quel intérêt de respecter une loi si il n’y a aucun risque à la violer ?

Croire que le mal est absent de l’être humain est relativiste, comme l’art contemporain, la théorie du genre ou l’antispécisme, et cela mène à la même chose : du laid, du tordu, de l’immonde, de l’obscène et du jetable !

D’ailleurs, soyons honnêtes, nous savons tous posséder une part de mal en nous. Moi le premier. Et jusqu’à quel point les lois (aux premières desquelles les dix commandements), nous permettent de tenir nos démons à distance ?

Le 8 mars 2018 à 03:04 par mouton007
#1914825

Il faudrait faire des prisons en fonction des durées de peine. Mettre les prisonniers à peines et crimes équivalents ensemble. Ça éviterait que la prison ne demeure une institution de recyclage de criminels... Idée peut être bête, mais au point où on en est...

Le 8 mars 2018 à 05:41 par #JeSuisCurieux
#1914837

Question à Maître Viguier, ou tout lecteur compétent en Droit : selon vous, cet assouplissement de l’application des peines devra-t-il s’appliquer aux condamnations pour "contestation de crime contre l’humanité", autrement dit, toutes les condamnations, quelque soit leur motif, juridiction, contexte, etc. sont-elles logées à la même enseigne ? Si c’est le cas, alors cet assouplissement est probablement une bonne nouvelle pour les révisionnistes.

Le 8 mars 2018 à 05:45 par Miville
#1914838

C’est très simple : les prisons sont désormais réservées en priorité aux auteurs de délit d’opinion, et non plus de délinquance armée. Le propre des régimes totalitaires en cours d’installation n’est pas vraiment d’instaurer un contrôle des armes et de leur utilisation mais bien au contraire de devenir en pratique plus laxistes en la matière (sans cesser d’être sévères en théorie) tant qu’il s’agit de la masse des délinquants de droit commun, pour faire porter tout l’appareil de surveillance et de répression sur les fautes idéologiques. Une autre caractéristique est de faire comprendre à la délinquance de droit commun qu’on lui donnera le droit tacite de se livrer à ses petites opérations d’extorsion pourvu de viser aussi par elle un certain nombre de cibles désignées par le pouvoir profond.

D’où l’erreur monumentale des partisans américains actuels de la liberté de port d’arme : les armes financièrement à la portée des simples individus ne sont d’aucun secours contre celles de l’état profond et des grandes sociétés privées, par contre elles sont de la plus grande utilité pour les individus les plus à même de collaborer avec un régime autoritaire contre les gens modestes qui ne prendront jamais l’initiative d’en porter n’en ayant ni l’argent ni l’énergie à moins d’abandonner leur gagne-pain pour le maquis. La plupart des actes de délinquance noire à Washington, ville qui a été peuplée de délinquants noirs à cet effet précis, sont commis à la demande de l’état américain en tant moyen de police et d’intimidation des fonctionnaires qui s’y trouvent les jours où leurs excès de zèle professionnel n’est pas du goût de leurs patrons.

Les touristes américains dans ces deux régimes autoritaires éminents que furent l’Allemagne Hitlérienne et l’URSS Stalinienne étaient frappés non pas par le contrôle très rigoureux de toute arme d’auto-défense, mais au contraire par la facilité avec laquelle non seulement le militant du pouvoir mais le simple mauvais garçon ou personnage un peu louche pouvait se faire accorder des permis de port d’arme et commettre de graves écarts sans subir des peines trop sévères, au contraire des dissidents par les idées ou par les écrits.

Le 8 mars 2018 à 06:07 par lamino
#1914840

Et dans le même temps, il baillonne les voix dissidentes.....La lecture de son projet de loi ayant fuité sur NExtImpact est édifiant. La deuxième partie surtout, avec le "noyage" de poisson intégral.....Une chatte n’y trouverait pas ses petits. Sans oublier la réforme parlementaire limitant les amendements des petits partis.

Quine, double quine, carton plein.....Heureusement, petite pause douceur, n’ayant rien à voir, mais jawad se repose au bord de la mer :« J’essaie de me remettre dans le bain, comme si j’étais en apnée jusqu’à maintenant et que je sortais enfin de l’eau ». D’ici deux ans, on en fera un rappeur bboy nouvelle vague, ou un faire-valoir de télé-réalité. On pourra se changer les idées en l’écoutant pendant qu’on bouffe notre sciure. Çà va être chouette.

Le 8 mars 2018 à 13:51 par Daggets
#1915064

La prison est un moyen ancien qui, effectivement, ne me paraît plus indispensable.

Mettre un type en taule pour un délit mineur, un petit vol, ou une infraction à la bien pensance, c’est à la fois coûteux, inutile et contre productif.

Il y a moyen d’assigner à résidence, faire participer à des stages de sensibilisation à la vie en société, avec de l’enseignement de base, comme les bons procédés, comment ne pas être en situation de devoir voler pour survivre, etc...

Plus d’éducation, et on voit combien ça manque, les gens n’ayant plus d’autres repères que la doxa télévisuelle, et moins de répression pour les petits délits, ça me paraît de bon sens.

Et ca serait des vacances tout frais payés a Auschwitz pour Soral et Faurisson, en tant qu observateurs.

Peut être un moyen de prendre du recul, autant pour lui que pour la rancune. Imaginez leur accueil à la cantine !

Le 8 mars 2018 à 15:02 par Jedgreen
#1915114

Honnêtement, je pense que beaucoup de petits délinquants utilisent la prison comme une "légitimité" dans leur milieu et qu’une forte amende immédiate ou des travaux d’intérêts généraux (bien humiliants si possible) leur feraient plus chier que de passer quelques mois nourris, logés, blanchis à nos frais et de ressortir "grandis" de leur séjour...

Par contre je suis de toute façon pour construire plus de prisons (pour pleins de raisons différentes) et pour que les réductions de peine soient exceptionnelles et non plus la norme.

Je ne suis par contre pas pour faire des stages de "rééducation" si cela n’est pas accompagné d’une réelle sanction dans un premier temps. Je ne vois pas pourquoi un délinquant aurait soudainement le droit d’avoir un "coach de vie" personnel. Une sanction se doit de rester une sanction.