Kentra reçoit cette semaine Gérard Chevrier, un ingénieur à la retraite. Il n’est ni historien ni géopoliticien mais se passionne pour la guerre nucléaire.
Il s’est lui-même construit deux abris antiatomiques. Derrière Macron et Starmer, derrière la France et l’Angleterre, Chevrier voit le « lobby de la finance ». Selon lui, le conflit nucléaire entre la Russie et l’OTAN est inévitable. Il a au moins le mérite d’en étudier l’hypothèse.
« La guerre, qui va certainement arriver dans quelque temps, elle me paraît à peu près inévitable, n’est plus du tout la façon dont ça se faisait il y a cinquante ans ou il y a cent ans : aujourd’hui, c’est une guerre de vitesse. Si la guerre nucléaire éclate entre la Russie et les pays de l’OTAN, c’est une guerre qui durera moins d’une heure, environ cinquante minutes. Et ça, les gens ne l’ont pas du tout pensé.
Quand on voit par exemple Macron ou l’Allemagne qui veulent multiplier le budget militaire par quatre ou cinq, c’est de la folie, ça ne sert à rien. ça ne sert à rien parce que ce n’est pas une question de moyens financiers, c’est une question de niveau dans la technologie. Or, les Russes, pour moi, ont actuellement à peu près trente ans d’avance sur les équipements qu’il y a dans l’Union européenne. Donc c’est pratiquement irrattrapable. C’est-à-dire qu’il faudrait consacrer des années de recherche pour arriver... Alors d’abord, la première chose qui va diriger la guerre, ce sont les satellites. Il faut avoir une couverture de satellites que nous n’avons pas en Europe, ce sont les Américains qui ont la couverture de satellites. »
Ensuite, Chevrier change de sujet et part sur l’hypothèse d’une guerre américaine contre l’Iran.