Hypocrisies européennes

Publié le : mercredi 8 juillet 2015
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La nouvelle réunion de l’Eurogroupe que s’est tenue aujourd’hui, mardi 7 juillet, a été marquée par un sommet d’hypocrisies publiques.

Ces hypocrisies ont marqué la réunion le lundi 6 juillet en fin de journée de Mme Merkel et de François Hollande à l’Élysée. La France et l’Allemagne ont appelé, par la bouche de François Hollande, la Grèce à soumettre une liste de « propositions sérieuses, crédibles, pour que (sa) volonté de rester dans la zone euro puisse se traduire » [1].

La Chancelière allemande a, en ce qui la concerne, dit attendre « maintenant des propositions tout à fait précises du Premier ministre grec » [2]. Mais, une hypocrisie peut en cacher une autre. Les discours des acteurs camouflent – plutôt mal aujourd’hui – le fait que sans une solidarité importante entre les pays membres, une Union monétaire comme l’euro est condamnée à périr.

L’hypocrisie des demandes de réformes

Il est stupéfiant, et consternant de mauvaise foi, de voir des acteurs aux responsabilités si éminentes que Mme Merkel et François Hollande, continuer à demander des « réformes » à Alexis Tsipras. Ce dernier, dès son élection le 25 janvier dernier, a dit toute la nécessité de mener de profondes réformes en Grèce. De fait son gouvernement, unissant la gauche de Syriza et la droite souverainiste de l’Anel (les « Grecs Indépendants »), est certainement le gouvernement le mieux placé pour conduire un important programme de réforme et de modernisation en Grèce.

Ce gouvernement n’est pas lié par les relations clientélistes, les pratiques de collusion et de corruption qui étaient si développées au point d’en devenir emblématiques que ce soit avec le gouvernement de Papandréou (les « socialistes » du Pasok) ou avec le gouvernement de droite de Samaras (la « Nouvelle Démocratie »).

De fait, le gouvernement issu des élections du 25 janvier a proposé un renforcement du système fiscal, transférant une partie de la charge sur les plus riches et supprimant de nombreuses niches et exemptions fiscales, et il a aussi proposé des réformes importantes touchant tous les sujets sensibles, y compris le régime des retraites.

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Le 8 juillet 2015 à 12:17 par France Libre
#1223988

Les banquiers se donnent beaucoup de mal pour garder lerus les "nègres" ! Le nègre qui s’émancipe, y a pas bon pour le buisiness J’attends avec impatience que la l’Espagne ou l’Italie s’annonce ! Ras le C... de cette Europe parasyte des travailleurs et des entreprises !

Le 8 juillet 2015 à 12:21 par la pythie
#1223989

J’ai lu que Syrisa ainsi que Podemos ont été crées par George Soros. Quelqu’un confirme-t-il l’info ? si c’est vrai, c’est de nature à reconsidérer sous un jour nouveau l’émergence de ces mouvements " anti système " tels que le UKIP de Farage ou le Tea Party aux états-unis...

Le 8 juillet 2015 à 12:39 par david
#1223997

Très bon article, dommage que cette lucidité soit à la veille de ...

Bon à court terme ça ressemble bien à une sortie ? fin de non recevoir + veux plus payer

CQFD cette monnaie euros n’est que rapacité rentière inféodé à l’Empire, quand CA coute trop sans retour ça dégage. Dans cette perspective vaux mieux annexer l’Ukraine avec des SMICs à 100 euros le mois, c’est bon ça ! reste que c’est un peu proche de l’ours, mais il est affaibli, avec de la propagande Hollywoodienne on y va. Avec de la propagande on fait même mourir des migrants dans le tunnel sous la manche croyant au paradis britannique, alors.

8-12% de transfert pour l’Allemagne c’est faisable, mais c’est court en temps, en évitant soigneusement d’expliquer les tenants et aboutissant au peuple allemand, dur dur. Pour l’oligarchie allemande aux ordre impérieux au dessus mais à autonomie régionale, ça peu le faire, évidement faut pas donner des sous sans fond, ça marcherait dans une Europe allemandisée et ouverte, dur dur de faire ça avec des pays faisandé comme la France Républicaine.

On sent que c’est pas jouable, dur de bricoler un machin pendant les vacances.