Egalité et Réconciliation
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Une Française de confession juive victime de ses propres tags antisémites

Pour dénouer cette énième affaire d’auto-antisémitisme, il faudrait au moins un psychanalyste, un psychiatre, un historien, un sociologue et un rabbin, mais surtout, un vrai journaliste.

 

Nancy, femme de 51 ans, mère de deux enfants adoptés (en Afrique), a écopé de trois ans de prison pour avoir organisé une fausse cabale antisémite contre sa propre personne, notamment au moyen de tags. Le Parisien résume l’affaire :

« Je ne reconnais pas les faits », explique la quinquagénaire au tribunal, pourtant filmée dans l’ascenseur, le 18 janvier 2025, avec sa fille, un marqueur à la main. Après dix-sept plaintes, les enquêteurs avaient fini par installer une caméra dans l’ascenseur. Le tribunal a décidé de visionner les images. On aperçoit la chevelure blonde de la mère, de dos. Face à elle, sa fille, visage rond, qui semble écouter, prend des photos de l’intérieur de la cabine, avant de tracer au marqueur de sa main gauche, les tags qui seront dénoncés plus tard.

 

« Sale juive », « mort aux juifs »

La presse mainstream est bien embêtée : le 30 octobre 2024 cette idiote (la presse) avait embrayé, automatiquement, pavlovement – c’est le résultat de son cahier des charges et d’années d’auto-abrutissement – sur une agression antisémite, le retour de la Bête immonde, toutes ces banalités. Aujourd’hui que l’escroquerie est avérée, la presse fait un timide mea culpa. Ci-dessous celui de France Info, l’usine à désinformation du SPA (service « public » audiovisuel) :

Précision. Le 30 octobre 2024, nous avons recueilli le témoignage de cette femme affirmant être la cible d’inscriptions antisémites. Elle avait porté plainte. Notre reporter avait pu constater la présence de ces inscriptions dans les parties communes de son immeuble et la rédaction de franceinfo (Radio France) avait obtenu confirmation auprès du parquet de Paris qu’une enquête, ouverte pour dégradations en raison de la religion, était confiée au commissariat du XIe arrondissement de Paris. Le 18 janvier 2025, la plaignante et sa fille ont été filmées par une caméra de surveillance en train de commettre elles-mêmes des tags antisémites dans l’ascenseur de l’immeuble. Elle doit comparaître pour dégradations racistes et dénonciation mensongère. Nous présentons nos excuses à nos lecteurs et à nos auditeurs.

Menteuse pathologique, la mère a été suivie sans sourciller par les journalistes, eux-mêmes habitués, ou plutôt structurés par la désinformation. Il en va de l’antisémitisme comme de l’Ukraine, du covid, du terrorisme, et de tous les grands sujets. Quel que soit le sujet, on ne demande pas aux journalistes mainstream de penser, mais de relayer la parole dominante, toujours la même, c’est-à-dire la bible oligarchique. Mais parfois, les faits heurtent la bible.

Un grand bravo à Konbini news

@konbini Nancy, mère de famille est victime de tags antisémites depuis 2 mois, dans le même immeuble du XIe arrondissement de Paris où Mireille Knoll a été assassinée en 2018 en raison de sa religion juive. #sinformersurtiktok #antisemitisme #news ♬ son original - Konbini

Il n’y a d’agression qu’antisémite

Il n’est pas nécessaire d’avoir le Pulitzer pour comprendre au premier coup d’œil que cette dame – juive ou pas juive – qui exhibe ses trophées comme des dessins d’enfant, est déviante : ça devrait sauter aux yeux de n’importe qui !

La morale de cette histoire est toujours la même : quand il s’agit d’antisémitisme, supposé ou faux, la presse devient subitement aveugle et sourde au réel. On a l’impression qu’elle a été dressée, et violemment, tant elle craint de se tromper (même topo avec l’art contemporain). Elle finit évidemment par se tromper et tromper tout le monde.

On a une pensée pour le vieux monsieur qui habite aussi l’immeuble (celui de Mireille Knoll) : c’est l’autre victime de la folle.

Un locataire de 94 ans a, lui, fait le déplacement. Enfant de déportés, il est rescapé de la Shoah et s’est employé toute sa vie à défendre la mémoire des enfants juifs déportés. Ces tags l’ont plongé dans une profonde détresse, rappelle une de ses filles, qui l’accompagne. Il a fêté le réveillon de Noël 2024 à l’hôpital, et soufflé ses 94 bougies dans l’angoisse. « J’ai cru que l’assassin pourrait venir chez moi », explique ce frêle monsieur en déambulateur, moustache blanche et casquette noire, qui s’enfermait à double tour chez lui depuis l’automne. Lui qui n’en est pas revenu que le corbeau était Nancy S., petite-fille de déporté.

 

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