Macron, avec son discours du 20 janvier 2025 qui a lancé la psychose de la guerre contre les Russes, a fait mouche : des milliers de Français veulent s’engager : les uns dans l’armée, les autres dans la réserve nationale.
Notre Président, qui incarne la grandeur et la sérénité, est un chef, un modèle d’autorité. Ici, martial, il passe en revue les Saint-Cyriens.
Ces jeunes Cyrards du 2e Bataillon sont héroïques de n'avoir pas éclaté de rire devant ce guignol. https://t.co/wNUwaNQYCW
— Stratpol (@stratpol_site) March 31, 2025
Quand un jeune rêve d’entrer dans l’armée, c’est pour l’aventure, les armes, le sport, la discipline. Mais on y apprend aussi l’humiliation.
Coke, shit, alcool et vexations : viendez dans l’armée !
Les désertions au sein des personnels militaires de l’armée de terre sont en forte hausse depuis 2022, d’après un rapport parlementaire publié le 19 mars dernier par l’Assemblée nationale, rédigé par les députés Loïc Kervran (Horizons) et Caroline Colombier (RN), et intitulé « recrutement et fidélisation : gagner la bataille des ressources humaines du ministère des Armées » .
D’après les chiffres transmis par l’État-major des armées, il y a eu 1 485 désertions en 2022, soit une hausse de 56 % par rapport à l’année précédente. Ils étaient 1 253 en 2023, soit un chiffre en légère baisse qui correspond toutefois à une augmentation de 31 % par rapport à 2021. Avant 2022, les chiffres étaient globalement stables, avoisinant les 900 départs par an, avec une baisse notable en 2020, du fait de la crise du Covid.
Des raisons multiples
Selon l’article L321-2 du Code de justice militaire, un militaire est déclaré déserteur s’il « s’évade, s’absente sans autorisation, refuse de rejoindre sa formation de rattachement ou ne s’y présente pas », sur le sol français ou à l’étranger, ou s’il ne se présente pas au départ d’une mission se déroulant à l’extérieur du territoire national. La désertion est constatée 7 jours après l’absence, et punie de 5 à 10 ans d’emprisonnement, en vertu de l’article 698 du Code de procédure pénale. Le statut de déserteur concerne seulement les personnels militaires du ministère des Armées.
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Le texte relève d’autres facteurs de désertion, comme les « incertitudes et versatilités professionnelles des jeunes actifs » et, plus largement, « un problème d’adaptation à la vie militaire et d’acceptation des singularités et contraintes de cet engagement ». Il y aurait une part « d’immaturité toujours difficile à modéliser », liée à la difficulté pour certains engagés de respecter leur contrat jusqu’au bout.
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Dans une perspective plus large, le texte rappelle que l’objectif est d’améliorer le bien-être des personnels, militaires et civils. Le programme « Fidélisation 360 », annoncé en mars 2024 par le ministre des Armées Sébastien Lecornu, a pour objectif, comme l’indique son nom, de « fidéliser les effectifs, militaires et civils », à travers cinq mesures principales.
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Ces mesures sont à comprendre en lien avec les aspirations affichées par la Loi de programmation militaire 2024-2030, qui souhaite porter le budget consacré à la Défense à 67 milliards d’euros en 2030, soit 16,5 milliards de plus que ce que prévoit le budget de 2025. Le ministère des Armées ambitionne d’augmenter ses effectifs de 6.000 hommes en six ans, en plus de son objectif d’atteindre le seuil de 80.000 réservistes.
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Plus de 12 000 Français se sont portés candidats pour intégrer la réserve nationale depuis le début de l’année
Quelque 12 000 Français se sont portés candidats pour intégrer la réserve nationale depuis le début de l’année, a appris franceinfo lundi 25 mars auprès du ministère des Armées. 7 500 d’entre eux ont déposé leur candidature sur le site de la réserve nationale après l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron le 5 mars, durant laquelle il a affirmé, entre autres : « La patrie a besoin de vous, de votre engagement ».
On compte donc aujourd’hui 84 000 réservistes en France. « Un réserviste peut être issu de la société civile et n’avoir aucune expérience militaire. Affecté au sein des forces ou en état-major, il participe pleinement aux missions qui peuvent être confiées aux armées, aux directions ou aux services. Son activité est rémunérée, non imposable et peut constituer un véritable emploi à temps partiel », précise-t-on sur le site de la réserve des armées françaises.
Jules, 20 ans, vient tout juste de finir ses deux premières semaines de formation au sein du 35e régiment d’infanterie de Belfort. (...) Cet étudiant en école d’ingénieur le confie : il n’espère pas voir le conflit arriver en France, mais le contexte international l’a conforté dans son choix de rejoindre la réserve. « Si jamais, un jour, on est appelé, au moins, certains pourront déjà aider ou même participer au conflit », estime Jules.
Ce regain d’intérêt, Claire, qui est DRH chez Equans, une filiale du groupe Bouygues, le constate : elle-même réserviste depuis 2003, elle est aussi référente ressources humaines au sein de la Garde Nationale et ses collègues l’interrogent de plus en plus. « L’intérêt s’est renforcé ces deux dernières années, avec des citoyens classiques qui ont envie de participer à l’élan national », note-t-elle, précisant que les entreprises, aussi, facilitent la tâche. Plus d’un millier d’employeurs ont ainsi déjà signé une convention avec la Garde Nationale permettant leur mise à disposition. Chez Bouygues, par exemple, les réservistes ont vingt jours, dont dix sans aucune perte de salaire.
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