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Tradition et Modernité : deux systèmes de valeurs en opposition radicale ?

Comprendre l’Époque : entretien avec Alain Soral (Partie 2/8)

- « Tradition et Modernité :
deux systèmes de valeurs en opposition radicale ?
 »

Alain Soral répond aux questions de Pierre de Brague
à propos de Comprendre l’Époque !
Un entretien de haute volée découpé en huit parties.

 

(Si vous rencontrez des problèmes avec la lecture de la vidéo Lbry, privilégiez les navigateurs Chrome et Firefox !)

 

 

La première partie, sur E&R !

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68 Commentaires

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  • Tradition et Modernisme ,

    Ce débat tellement fondamental ,philosophiquement,
    scientifiquement ,religieusement ,et finalement
    politiquement c’est à dire en terme de Pouvoir ,
    est plein d’embûches intello intellectuelles .
    J’écoute avec beaucoup d’intérêt et d’attention Alain Soral ,
    notamment quand il parle de Science ,qui correspond à
    ma formation et mon expérience professionnelle .
    Evoquer les principes de la Thermodynamique ,c’est entrer
    au cœur de la physique et de la chimie où l’échange chaleur
    travail ,conduit au changement atomique et l’émission d’ondes
    aux fréquences discontinues et énergies proportionnelles .
    La Thermodynamique est la synthèse harmonieuse
    de connaissances anciennes et modernes .
    En science ,on s’incline devant les faits et leur reproductivité ,
    et l’observation de ces faits est dépendant de notre système
    humain de mesures et de nos référentiels arbitraires pour
    une modélisation mathématique simplificatrice .
    Abordons la Science comme Lavoisier en Chimie ,
    comme Fresnel en physique ,comme Poincaré en mathématiques ,
    et là pas de contradiction entre tradition et modernité .
    Et si le modernisme n’était qu’une idéologie pour assurer
    le Pouvoir à une certaine Elite de moins en moins Compétente
    et de plus en plus Perverse ?

     

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  • Cette science surnaturelle, le Bouddha au contraire l’obtient sous l’Arbre (qui est ici l’Arbre de la Bodhi, i.e. de l’Illumination), en dépit des efforts de Mâra : le Bouddha qui, comme le veut une autre tradition, aurait réussi à arracher la foudre au dieu Indra.
    Tertullien dit que les œuvres de la nature « maudites et inutiles », les secrets des métaux, la vertu des plantes, les forces des conjurations magiques et ces « étranges doctrines qui vont jusqu’à la science des astres » - bref, le corpus des anciennes sciences magico-hermétiques - fut révélé aux hommes par les Anges déchus.
    Entre les Ben Elohim, les anges déchus descendus sur terre sur le mont Hermon, dont il est question chez Enoch, cette race des Éveilles et des Vigilants dont on parle dans le Livre des Jubilés, qui descendirent instruire l’humanité – de même que Prométhée enseigna tous les arts aux mortels – il existe une correspondance visible. Il y a plus : dans Enoch, Azaël « qui séduisit aussi Eve », aurait appris aux hommes l’emploi des armes qui tuent – id est : leur aurait insufflé l’esprit guerrier.
    On sait quel est, à ce propos, le mythe de la chute : les anges furent pris de passion pour « les femmes ». Nous avons déjà expliqué ce qu’est la « femme » dans sa relation avec l’Arbre ; c’est dans le même sens que le terme sanscrit çakti a été employé métaphysiquement soit pour la « femme » du dieu, pour son « épouse », soit pour sa puissance.
    Ces anges furent donc pris du désir de la puissance (les Titans), en s’unissant à elle ils tombèrent ; de cette union naquirent les Nephilim, une race puissante, allégoriquement décrits comme des « géants » - mais révélés dans leur nature surnaturelle par les paroles du Livre d’Enoch : « Ils n’ont pas besoin de nourriture, ne souffrent pas de la soif, échappent à la perception matérielle ».
    Dans le dénouement négatif de l’aventure d’Adam, le dieu hypostasié qui n’a pas su l’empêcher d’accomplir le premier acte, réussit pourtant à le paralyser pour la seconde possibilité : l’accès à l’Arbre de Vie est barré par l’épée flamboyante de l’ange.
    Le mythe titanique de l’orphisme a un sens analogue : la foudre abat et dessèche d’une « soif, dont le consume » ceux qui ont « dévoré » le dieu – soif, dont le vautour qui ronge Prométhée, peut être considéré comme un symbole équivalent.
    Evola, "La tradition hermétique"

     

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  • La musique au début ç’est pas inspiré de Dollly ?

     

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  • Merci Alain,
    Vous arrivez à poser la réflexion avec clarté.
    C est un travail de pédagogie inégalé avec des références concrètes .on élève le niveau encore une fois . Hâte de vous lire.

     

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    • Sinon vous avez la Bible...qui n’est pas un livre maniant les concepts ou les points de vue philosophiques...c’est la parole de Dieu
      Pour les supers héros, n’en déplaise à certains, c’est tout simplement inspiré de Jésus Christ

       
    • Tout a fait .
      La Bible est importante pour cela.
      Alain Soral écrit avec un apport différent .Bien entendu la forme d écriture ,mais aussi le contenu sociologique actuel.
      J apprécie énormément cet aspect au plus proche de l humain .La tradition non seulement folklorique ou culturelle ,mais ce qui touche à notre âme .

       
  • Bonne analyse de Soral, deux vision du monde tradition en opposition au progressisme,
    On peut prendre de la hauteur et imaginer que ces deux visions du monde sont complémentaire, je m’explique :
    Imaginons un graphique avec deux courbes représentant l’évolution de l’humanité en fonction du temps,
    Soit une première courbe representant l’involution de l’humanité d’un point de vue traditionaliste- donc descendante- partant de dieu et descendant vers l’animalité,
    Puis une seconde courbe représentant l’évolution de l’humanité d’un point de vue du progressisme-donc ascendante- partant de l’animalité donc du singe et progressant vers l’homme dieu,
    L’apogée de l’esprit humain et de la civilisation se situerai à la jonction des deux courbes, soit l’équilibre parfait entre spiritualité et progrès technique,
    Donc progrès au service de l’humanité et du spirituel et spirituel au service du progrès, et l’équilibre à tous les niveaux de la société,
    Voilà e’ espérant ne pas me faire botter le cul par soral dans les commentaires lol

     

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  • Il est toujours fort agréable d’entendre à quel point vous avez un esprit rationnel et en même temps respectueux et admiratif de la tradition et de sa magie. Vous maniez à merveille l’art de passer de l’un à l’autre, et on ne sait jamais au final (le savez-vous vous-même ?) de quel côté va en définitive votre coeur, votre croyance la plus sincère et profonde. Ce qui n’est pas une critique bien sûr, car d’une part vous faites votre travail d’analyste, d’autre part vous nous laissez le choix.

     

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  • Du piège de Marvel (partie 1)

    Marvel est une entreprise de bande dessinées à destination des très jeunes, menée par des juifs new-yorkais dont certains sont doués en dessin (Kirby, Ditko, Romita...) et d’autres en marketing (Goodman, Lee...)

    Il ne faut pas surestimer leur créativité : s’ils ont eu quelques bonnes idées qui s’imposent désormais comme des icônes de la culture « pop », leur but était principalement lucratif. Les personnages apparaissaient et disparaissaient en fonction du chiffre d’affaire plus que du sens profond de leur spécificité. Voici une phrase issue de la fiche Wikipedia de Martin Goodman :

    « Les revenus produits par les ouvrages qu’il publie ou distribue sont les seuls critères qui motivent Goodman. Il préfère suivre les modes plutôt que d’innover et considère que les fans, de pulps ou de comics, ne s’intéressent pas à la qualité. Dès lors le contenu importe peu et le travail des auteurs n’est pas reconnu. »

    Bien que dès le départ ils nous aient enseigné l’histoire de Captain America qui vient donner la fessée à Hitler, le succès et la pérennité leur a permis l’accès permanent au titre d’influenceurs idéologique, dont ils profitent toujours de façon subtile et ambivalente. Par exemple, une grande partie de leur public pense encore que les films Captain America contiennent une critique presque complotiste de l’Amérique impériale, la poudre aux yeux sacrifiant un bras pour trancher la tête de l’adversaire.

    S’il y a bel et bien quelque chose de transcendant et de traditionnel chez Marvel, c’est l’exaltation des dessins pleins de raccourcis (perspective anatomique exacerbée) de personnages comme « nus », un culte du corps en mouvement, dynamique et viriliste à prendre au premier degré comme pourrait l’être une statue grecque en l’honneur d’un héros guerrier accompli qui impose le bien par la vertu de ses attributs physiques.

    Cela dit, si les attentes de l’audience ont montré un intérêt pour les dieux nordiques (Odin, Thor, Loki...) ou autres Hulk (métaphore de la perte du contrôle intellectuel qui conduit à la transcendance physique, sous l’influence d’une charge émotionnelle forte...), d’autres personnages, principalement représentés par Iron Man, se situent dans une optique moderne allant totalement à l’encontre de la vision traditionaliste au profit du progressisme transhumaniste.

     

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  • Du piège de Marvel (partie 2)

    Profitant des deux « visions » digérées par le public, leur façon de faire se croiser plusieurs personnages dans un vaste univers cohérent leur permet d’imposer ce que représente Iron Man au public qui voulait voir la fureur brute de Hulk.

    Ainsi, Spider-Man (autrefois étudiant précaire talentueux et désintéressé qui passe pour un plouc en civil auprès des mêmes personnes qui adulent ses interventions costumées) est récemment devenu le larbin d’Iron Man, et profite de combinaisons « intelligentes » connectées qui lui permettent de compenser l’immaturité de son instinct pourtant supposé surdéveloppé...

    Sans parler des personnages qui deviennent noirs pour entrer dans les quotas de représentation...

    Je conseille à tout le monde de se renseigner un maximum sur les religions et légendes millénaires, plutôt que d’entrer dans les méandres d’une « pop culture » façonnée au gré du cours en bourse. Cela est infiniment plus bénéfique pour la culture générale, et d’autant plus que cette dernière puise largement dans les « mythologies » existantes.

    Alain Soral, j’ai hâte de lire votre livre et, entre nous, nous n’avons pas besoin de téléphone.

     

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  • #2686004

    J’aurais donné cher pour naître dans un monde où l’état des connaissances scientifiques me permettrait de croire en une divinité, de me sentir comme parachuté sur une toile d’artiste, au gré de sa poésie, me sentir pousser les ailes dont seraient issue sa plume me décrivant caractère ouvert au libre arbitre.
    Alain Soral est un écrivain « polémiste » de très haut niveau dont il le tarde de découvrir le dernier ouvrage.
    Merci

     

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  • Désacralisation en marche ! L’idée de l’homme déchu et racheté par le christianisme : la Tradition, a été peu a peu balayée par le principe de l’homme s’élevant par les seules forces de sa raison et de son libre arbitre : La Modernité. Le rouleau compresseur du narcissisme consumériste bancarisé a renvoyé aux oubliettes la finalité du Ciel prescrite par l’Église... Foin du surnaturel, nous serions enfermés dans la cage hégelienne : « tout ce qui est réel est rationnel et tout ce qui est rationnel est réel ». Pourtant, le rationnel n’explique pas toujours le réel, quant au réel il est très loin d’être rationnel... Crise des valeurs : les valeurs de la crise ?

     

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