Bonjour Julien,
Je ne tente absolument pas de caricaturer les propos de Boris Le Lay, je comprends son exaspération et celle de son publique face à ces vagues d’immigration de masse endogames. Je suis aussi pour l’arrêt de cette immigration.
Seulement, j’estime que lorsque les problèmes majeurs désignés se trouvent être le métissage ethnique et l’égalitarisme, le questionnement devient tout autre : Qu’allons nous faire de ces « étrangers » (désignés comme tel depuis plusieurs générations déjà) pour redonner à la France son identité exclusivement gauloise et chrétienne ? Que deviendrons les enfants nés d’unions mixtes ?
Boris Le Lay avait évoqué sa condamnation pour avoir dit qu’il n’existait pas de celtes noirs. En réalité, qu’en est-il d’un métis tel que Dieudonné ? Qui est breton par sa mère et camerounais par son père. Et les exemples sont nombreux.
En somme, je pense qu’il n’est plus l’heure de désigner les responsables, nous les connaissons tous. Les pouvoirs publiques successifs n’ont pas aidé à l’assimilation de ces populations naturalisées à tour de bras et bien souvent pour de mauvaises raisons (économiques). Mais nous savons aussi que ces mêmes pouvoirs ne travaillent ni pour notre intérêt, ni pour celui de ces immigrés. Alors n’est-ce pas parfaitement ce qu’ils souhaitent, que la France de souche et la France de branche s’entretue ?
Et, comme l’histoire nous l’a malheureusement trop souvent enseigné, les guerres sont des détours qui ne profitent à personne. Ces « étrangers » devront être assimilés quoi qu’il en coûte car les autres options ne sont ni humaines, ni chrétiennes, ni même réalistes. Et, c’est bien là où le métissage (par mariage mixte consentis), l’acculturation et la fraternité (au sens chrétien) seraient probablement l’issue la plus profitable à tous.
Les populations ne sont pas interchangeables mais elles évoquent et ressemblent à leur histoire. Pour prétendre aimer la France et être chrétien, encore faut-il admettre son héritage et ne pas nier 200 ans de faits (révolution, colonisation, guerres, mondialisation…) simplement en désignant leurs conséquences comme illégitimes. Il est tant de s’en remettre, de faire le deuil du passé, sans pour autant faire le deuil de son identité (réelle et non fantasmée) afin de pouvoir enfin trouver des solutions constructives et sortir de l’éternel paradigme du retranchement identitaire stérile.