Le groupe djihadiste État islamique (EI) a revendiqué jeudi, par le biais de son agence de propagande Amaq, l’attentat de Londres de mercredi.
« L’auteur de l’attaque en face du Parlement britannique à Londres est un soldat de l’EI et l’opération a été menée en réponse à l’appel à frapper les pays de la coalition » internationale antidjihadistes, a indiqué Amaq, citant « une source de sécurité ».
C’est la première fois que l’EI revendique une attaque en Grande-Bretagne, pays membre de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.
Sept des 29 blessés sont par ailleurs dans un état critique.
« Londres est déjà passé par là et sait encaisser le coup », a souligné le ministre de Défense Michael Fallon. « Les Londoniens ne se laisseront pas intimider par le terrorisme », a renchéri le maire de Londres, Sadiq Khan.
Le périmètre autour du palais de Westminster, cœur politique et touristique de la capitale, était toujours bouclé jeudi avec des hélicoptères tournant dans le ciel.
« Comme des milliers d’autres travaillant ici, je suis en route vers le Parlement comme d’habitude. Mais les drapeaux en berne montrent que c’est loin d’être un jour comme les autres », a tweeté le député conservateur Nigel Huddleston.
Le pont de Westminster menant au Parlement était toujours fermé à la circulation pendant que les enquêteurs y poursuivaient leur travail.
« Mes pensées et mes prières, ainsi que ma plus profonde sympathie, vont à tous ceux qui ont été affectés par l’horrible violence », a déclaré la reine Elizabeth II.