Délinquance sur les chantiers à Marseille

Le travail, un métier à risques

Publié le : mercredi 13 janvier 2016
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Source : maritima.info
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« Si tu ne nous embauches pas, le chantier s’arrête » : c’est ce qu’entendent de nombreux responsables de chantiers du BTP dans les quartiers sensibles à Marseille. Rackets, pressions à l’embauche, menaces, extorsions à la sous-traitance font désormais l’objet de toute l’attention des autorités.

 

Longtemps ces infractions sont passées sous les radars de la police et de la justice car les entreprises préféraient souvent acheter leur tranquillité. Ce n’est plus le cas.

Lorsqu’il avait rencontré des représentants de la police et de la justice, le responsable d’une grosse entreprise de BTP l’avait prédit : le chantier de la « L2 », grand contournement autoroutier de Marseille de l’Est au Nord, dont le chantier a redémarré il y a un an et demi, allait traverser « des quartiers à problèmes » et « gêner » un certain nombre de gens. « On sera rackettés ».

La suite lui donne raison : le 26 janvier 2015, trois engins de chantiers – parmi eux, une foreuse quasi-unique en Europe – sont incendiés pour un préjudice supérieur à un million d’euros.

Trois jours plus tard, la société reçoit un devis de la société de gardiennage Télésurveillance, Gardiennage, Intervention (TGI). Il s’accompagne d’une promesse, celle qu’il n’y aura pas de problème avec les cités voisines si l’entreprise est retenue, raconte le procureur de la République Brice Robin, lors d’une conférence de presse.

Des émissaires de TGI se font plus explicites auprès de l’entreprise de BTP : oui, ce sont bien eux qui ont incendié les engins. Et si la police est prévenue, ils promettent « de mettre le feu aux cités ».

De fait, lorsque le contrat de gardiennage est conclu, le calme revient, malgré les absences régulières des employés de TGI.

 

– Rodéo dans un coffre –

Autre cadre, procédé semblable : un conducteur de travaux de Campenon Bernard Provence se retrouve dans le sous-sol d’un logement social en construction, front contre front avec l’un de ses employés originaire du quartier. Si son contrat n’est pas prolongé, le responsable finira « dans un coffre ou dans un cave », lui promet-on.

Des menaces qui ne sont pas forcément en l’air : lors d’une audience, un magistrat a raconté comment un chef de chantier s’était retrouvé enfermé pendant plusieurs heures dans le coffre d’une voiture partie « faire un rodéo dans la ville ».

Et lorsque les entreprises cèdent – ce qu’elles font souvent –, leurs ennuis ne sont pas terminés. Les pièces d’enquête consultées par l’AFP dressent un portrait peu flatteur des salariés ainsi recrutés : refus du port du casque car « ça fait tomber les cheveux », chute à scooter qu’on tente de faire passer en accident du travail, heures de travail passées à laver les voitures du quartier, vol des clefs des engins, absences répétées puis pressions pour se faire noter présent...

« Sur un chantier, un employé s’est battu avec un contremaître parce que les autres ouvriers faisaient du bruit et l’empêchaient de dormir ! », raconte une source proche du dossier.

Certains noms apparaissent dans plusieurs dossiers distincts. Comme celui de Karim Ziani, mis en examen et détenu dans l’affaire de la L2, il apparaît aussi dans celle de la construction de HLM.

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Le 14 janvier 2016 à 05:18 par Titus
#1371028

Peocédé commun à toutes les maffias. Revoir Les Soprano.

Le 14 janvier 2016 à 05:32 par racecass
#1371030

Les grands patrons se cachent eux derrières l etat pour racketter le petit travailleur c est eux les plus pourris parce qu ils arrivent a vous faire croire que c est pour votre bien de plus l etat vote des lois pour qu ils nous écrasent sans que l on puissent rien dire . Bien fait qu ils crevent (cac 40).

Le 14 janvier 2016 à 08:34 par lhomme
#1371074

Ils ne creveront pas parce que des délinquants les attaquent. La preuve c’est que cette délinquance a pour but de faire embaucher des sociétés mafieuses de "sécurité" qui n’ont aucune valeur ajoutée pour la société.

On peut combattre les CAC 40 sans légitimer les mafias. La solution n’est ni l’une ni l’autre, mais passe par le controle politique de la situation, une politique morale et juste.

Le 14 janvier 2016 à 08:54 par francky
#1371079

Eh ben dis donc c est pas avec cette mentalité que la Reconciliation Nationnal va se faire....

Le 14 janvier 2016 à 13:31 par racecass
#1371186

@lhomme @francky Je sais bien qu ils ne creveront pas mais si vous croyez que pour arriver a la chute de ce système cela va se faire par la litterature ,le blabla,des bisous et la politique vous avez perdu et vous pouvez rêvé et pour la reconciliation faut être deux alors faudra pas venir pleurer.

Le 14 janvier 2016 à 14:35 par Jean-Philippe
#1371233

@racecass.

Vous légitimez les actions criminelles de bandits sous prétexte que des patrons « abuseraient » du prolétaire. Voulez-vous qu’on leur serve le champagne en plus ?...

Égalité et réconciliation prône justement la réconciliation entre tous les patriotes Français issus de toutes classes sociales et origines ethniques confondues et indépendamment de leur confession religieuse (christianisme, islam, judaïsme, bouddhisme...). Êtes-vous certain d’être sur le bon site ?

Le 14 janvier 2016 à 08:32 par gelindo
#1371072

@Requiem for a Dream

’le Vivre-ensemble apporte l’harmonie’.

Si ces entreprises de constructions tiendraient un peu plus compte des gens de l’endroit où elles érigent leur chantiers, il y aurait automatiquement moins de tensions. Mais non, il est tjs plus facile de faire appel à des travailleurs détachés que font travailler pour un salaire d’esclave. D’un côté, je pari que vous êtes contre la mondialisation qui nous affecte à tous, et d’un autre, vous vous offusquez quand les gens s’insurgent contre cet état de fait. J’admire votre lucidité.

Le 17 janvier 2016 à 02:30 par jojo l’affreux
#1373851

D’autre part j’ajouterai le racket engendre pour l’entreprise de BTP un surcout donc une perte de bénéfice et que cette perte de bénéfice sera compensée soit par une surfacturation au client (l’état) soit par une diminution des impôts sur les bénéfices reversés à ce même client. Il en résulte en définitive qu’au final le racketté c’est indirectement la collectivité, le fameux con-tribuable : vous si vous vivez en France !

Et plus ça va plus Marseille ressemble à Naples !

Le 14 janvier 2016 à 08:41 par nobody
#1371077

Arfff, j’hésite ! Leur donner un p’tit billet à ces grands patrons pour pleurer leurs sorts ou remercier la justice qui n’appartient pas aux hommes et qui fait apparaître les conséquences d’actes commis plus tôt par ces patrons !? Bon en même temps, ça fait longtemps que je n’ai plus un rond (boutade) alors je vais plutôt remercier la roue qui tourne.

Le 14 janvier 2016 à 09:34 par Pierre-Albert Espénel
#1371090

50/50 A criminel, criminel et demi.

Le 14 janvier 2016 à 10:46 par comtewollaston
#1371106

Peut-on se réjouir de la criminalité sous prétexte qu’elle s’attaque à d’autres criminels ? Si la petite criminalité est tolérée pour masquer la grande (analyse soralienne) les êtres qui sont pour la "gauche du travail et la droite des valeurs" ne devraient pas tomber dans ce piège. Il est temps de remettre de la moral et du droit pour interdite l’un sans tolérer l’autre. En clair : Protéger le peuple contre ces parasites prédateurs... petits ou grands.

Le 14 janvier 2016 à 11:35 par curtis newton
#1371120

Mouais.... Je suis loin d’être fan de la racaille, mais quand on sait comment sont généralement attribués les gros chantiers...

Le 14 janvier 2016 à 11:55 par compris
#1371127

Pas etonnant que l’economie marseillaise n’est pas performante. Il est bien connu que pour accroitre la pauvrete dans une region, augmenter la criminalite et les entrepreneurs disparaissent et la corruption s’accroit, et la misere augmente. Les perdants : la majorite des marseillais.

Le 14 janvier 2016 à 13:39 par Candide
#1371188

Contraindre quelqu’un par la menace à vous embaucher pour qu’il puisse vous exploiter derrière... l’idée est intéressante et s’inscrit bien dans notre époque.

Le 14 janvier 2016 à 19:48 par spirit
#1371504

Le système de racket qu’avait mis en place Tani Zampa et Francis le belge à Marseille ou Jean loup Fargète à Toulon est,depuis longtemps analysé sur le net ou dans des émissions télé....un film comme "les affranchis" qui explique tout,ça donne des idées aux caïds des quartiers qui ont remplacés ces parrains à la mode sicilienne ou corse...mais au niveau de quelques cités et pas au delà...!! La piraterie barbaresque en 2016 qui ne craint aucun "coup d’éventails" de Cazeneuve,Valls et consort....!!

Pourquoi croyez vous que les maires de Marseille sont des potentats à vie comme Defferre ou Gaudin ?...Ils vivent et survivent de ce climat mafieux et s’en servent s’il y a lieu....!!