Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à penser qu’un « Grexit », c’est-à-dire une sortie de la Grèce de la zone euro, sera inévitable, en dépit du nouveau programme actuellement en cours de négociation.
L’indice « Sentix Euro Break-up » (EBI), calculé par le think tank allemand Sentix, et qui décrit la proportion d’investisseurs qui craignent une désintégration de la zone euro, est à son plus haut niveau en deux ans, en dépit de l’accord temporaire a été conclu récemment avec la Grèce.
Le think tank se base sur un échantillon de 980 investisseurs indépendants ou institutionnels. En février, 38% d’entre eux pensaient que la zone euro allait se disloquer dans les douze prochains mois.
En janvier, l’indice s’était établi à 24,3%, mais le score le plus faible avait été enregistré en juillet 2014, où seulement 7,6% des répondants considéraient que la désintégration était probable.
La dernière fois que cet indice avait atteint un pic, c’était en mars 2013, à l’occasion des élections en Italie et de la crise chypriote.
Mais cette fois-ci, c’est bien sûr la crainte d’un « Grexit » qui est à l’origine de cette hausse. L’EBI national pour la seule Grèce est passé de 22,5% en janvier à 37,1% en février.
Mais la Grèce n’est pas la seule en cause : les investisseurs s’inquiètent aussi de la situation à Chypre (EBI passé de 6,4% en janvier à 10,5% en février), tandis que les EBI pour le Portugal et l’Espagne sont au plus haut depuis décembre 2013 (respectivement 2.5% et 2.1%).
Les investisseurs s’inquiètent des résultats des élections nationales qui doivent avoir lieu cette année dans ces deux pays et qui pourraient amener au pouvoir des partis opposés aux mesures d’austérité imposées par l’UE.