Le Pr Raoult a médiatisé sur X l’étude du sociologue Laurent Mucchielli, anticovidiste convaincu et convaincant. Ce dernier avait été épinglé par le CNRS en 2021 pour avoir franchi les limites de sa spécialité...

‘’La vérité est fille du temps ‘’. C’est nous les gentils !
Mucchielli continue le combat avec deux papiers sur son blog qui décryptent l'actualité covid et mpox. https://t.co/SdwpUh5apThttps://t.co/pekbrSome3
Perronne ne lâche rien non plus !https://t.co/5ysVnEyk3F
Nous…— Didier Raoult (@raoult_didier) August 31, 2024
On peut trouver son étude en PDF ici.
Après une introduction sur les crimes en col blanc, dits aussi crimes des riches, il passe en revue les grands scandales sanitaires qui ont frappé la France, avec la complicité des politiques, les industriels du Big Pharma étant évidemment à l’origine des événements. Les uns vendaient des produits dangereux, les autres les couvraient. Peu de responsables de chaque camp ont été condamnés, mais les morts, eux, se comptent par dizaines de milliers. Amiante, hormone de croissance, Distilbène, sang contaminé, Mediator, et bien sûr injection à ARN messager, la liste des crimes oligarchiques est longue. Et on ne parle que de la France, pas de l’OxyContin et ses 300 000 morts avérés aux États-Unis de 1999 à 2022.
"Avec plus de 1 600 milliards de dollars américains de chiffre d’affaires en 2023 (...), l’industrie pharmaceutique est devenue au cours des 30 dernières années l’un des plus grands secteurs industriels du monde et peut-être le plus rentable de tous."
https://t.co/dZetrFIYSm pic.twitter.com/Uws7hcYkf1— Philippe RADAULT (@PhilippeRadault) March 24, 2025
Mucchielli est ce sociologue autrefois très à gauche, tendance sociétale, qui est passé lanceur d’alerte sur l’arnaque du covid. La colonne vertébrale de tous ces scandales, qui sont en fait des crimes, c’est la méthode.
Si la motivation de la criminalité des entreprises du médicament est simple, les techniques de fraude, de mensonge et de dissimulation sont complexes, d’autant qu’elles mettent aussi en cause le fonctionnement des agences publiques censées contrôler ces entreprises, ainsi que les liens entre les élites industrielles et la classe politique. Les affaires judiciarisées d’une part, les critiques d’une partie du monde scientifique et du monde médical d’autre part, permettent de comprendre les techniques et tactiques de l’industrie pharmaceutique pour remplir son unique objectif (maximiser les profits). Ces tactiques vont du marketing habituel jusqu’à des actes délinquants tels que la fraude, la dissimulation, le trafic d’influence et la corruption.
Le pire, c’est que les organismes de surveillance existent, ils sont même pléthoriques, mais ils se marchent dessus, manquent de pouvoir ou de volonté, et finissent par déresponsabiliser les criminels en col blanc. On se demande d’ailleurs si cette armée mexicaine n’est pas faite pour noyer les poissons... On vous colle le paragraphe entier car il est sidérant :
En France, la santé publique et la police sanitaire sont constituées par un écheveau institutionnel complexe impliquant, outre le ministère de la Santé, la Direction générale de la santé (DGS), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS, devenue ANSM), la commission d’autorisation de mise sur le marché (CAMM), la Commission de la transparence (CDT) adossée depuis 2004 à la Haute autorité de Santé (HAS), la Commission nationale de pharmacovigilance (CNPV) et le Comité technique de pharmacovigilance (CTPV). Interrogé en 2004 par la revue Mouvements, l’épidémiologiste québécois Lucien Abenhaïm, qui a été Directeur Général de la Santé en France de 1999 à 2003, déclare : « j’ai été surpris du fait qu’en France, il n’y a tout simplement pas d’organisation de la santé publique. Il n’y a pas de système. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’institutions et d’acteurs. Au contraire, il y en a pléthore. Il s’agit d’une construction incroyable qui multiplie les institutions et fait qu’on ne sait jamais qui est responsable de quoi. (…) Mis en parallèle avec l’incroyable centralisation qui caractérise l’administration de la santé, laquelle répond à des fins politiques et bureaucratiques, cela engendre un système qui laisse constamment à celui qui tente d’y intervenir le sentiment de n’avoir aucune action réelle » (Fassin, Gaudillière, 2004, 87-88).
Ensuite, Mucchielli s’attaque aux fameux experts « perclus de conflits d’intérêts avec l’industrie du médicament ». On se souvient des médecins de plateau qui sont venus faire la promo du protocole Gilead, qui s’avérera hors de prix (2 000 dollars) et surtout, rapidement dangereux, ou inutile. Le grand public mettra le visage de Karine Lacombe sur cette affaire, et n’oubliera pas de sitôt son agressivité à l’encontre du Pr Raoult, qui est resté droit dans cette tempête. Une tempête de mensonges, d’attaques ad hominem et se suspensions de soignants réputés, comme Perronne et bien sûr Raoult. Le conflit d’intérêt est consubstantiel de la santé française. Citons ici la conclusion du rapport Debré-Even en 2011 :
« Les "experts" sont recrutés selon des procédures mal définies, peu sélectives, en dehors de toute règle, de toute référence de qualité, et basées sur la cooptation, le relationnel, l’appartenance à des réseaux, voire sur la base de liens familiaux […]. Beaucoup d’experts de l’AFSSAPS, liés à l’industrie et identifiés comme tels, siègent en commission, ne sortent pas quand le dossier concerne la firme qui les rémunère et participent à la discussion quand ils devraient ne pas le faire, alors même que chacun des autres membres est averti en début de séance de leurs conflits d’intérêts. D’ailleurs, leur seule présence, même muette, modifie la tonalité et même la teneur des discussions entre des hommes qui se connaissent très bien et ont des relations multiples de connivence entre eux. »
En 2011 déjà, ce même rapport fusillait la HAS, la Haute Autorité de santé, un grand nom pour une fonction aussi politique que foireuse. Tout le monde se souviendra des décisions absurdes et dangereuses de la HAS pendant la tyrannie covidiste, des décisions évidemment prises par un cabinet quasi militaire, celui de Delfraissy, avec ses super experts complètement inféodés à Big Pharma. On ne sait pas dans quel état mental se trouve l’ancien président de Conseil scientifique, mais la médecine officielle a laissé beaucoup de plumes dans l’affaire. Et après ils veulent nous empêcher de toucher aux médecines alternatives, dont l’homéopathie, qui a dû faire zéro mort.
Le professeur Christian Perronne balance la douille du siècle : la panique COVID était organisée.
Hôpitaux vides, mais interdiction de soigner : on transférait des patients en hélico pour les caméras.
Mensonges en réanimation : les chefs de service affirmaient que… pic.twitter.com/pQJSJiYVdU— Camille Moscow (@camille_moscow) March 22, 2025
Le dossier est un excellent résumé de l’état lamentable de la santé française, et là on ne parle pas des soignants, même si on n’oublie pas ceux qui obligeaient leurs patients à se faire vacciner, ou qui voulaient empêcher les antivax d’être soignés, mais bien de la structure de la Santé, du haut jusqu’en bas.
Pour illustrer la chose, on a retrouvé une décision du Conseil d’État, assailli de 650 demandes en 2020 et 2021 !, relative à une demande du syndicat Jeunes Médecins (tout de suite, on pense à des médecins cool et efficaces) : la demande d’un confinement total de la population, sans exception ! Même s’il y a eu deux confinements, ils n’étaient pas absolus, mais il s’est trouvé des « soignants » pour le réclamer.
Le syndicat Jeunes Médecins a demandé le 19 mars [2020] au juge des référés du Conseil d’Etat d’enjoindre au Gouvernement, d’une part, de prononcer un confinement total de la population, d’autre part, de prendre les mesures propres à assurer la production à échelle industrielle de tests de dépistage et le dépistage des personnels médicaux. Sont notamment intervenus au soutien de cette demande l’InterSyndicale Nationale des Internes et le Conseil National de l’Ordre des médecins.
Notre question : ces « Jeunes Médecins » ont-ils fait cette demande sur une base scientifique, et si oui, laquelle (parce qu’on ne voit pas du tout l’intérêt d’emprisonner tout le monde) ? Sinon, y a-t-il une autre raison, disons, plus économique ?
DEVOIR DE MÉMOIRE
07/2021 Cyrus North, youtubeur réflexion : « Le pass sanitaire, il ne nous enlève pas notre liberté, il nous la donne, en fait. Il nous permet de la garder. Il nous permet de pouvoir exprimer notre liberté. « C'est tout sauf liberticide, c'est l'exact… pic.twitter.com/pjJt8QKYL3
— Ni Oubli Ni Pardon (@NiONiPardon) March 19, 2025
Comment les Anglais se soignaient avant le Big Pharma
Remèdes contre la grippe en 1959… pic.twitter.com/WKm1SUOsx0
— A__SAMEDI (@_samedi_) March 20, 2025