Dernier chic du Web américain : se moquer des Blancs

Et ça arrive en France

Publié le : samedi 5 mars 2016
Commentaires : 98
Nombre de vues : 49 644
Source : lemonde.fr
166 votes

« Oh mon dieu, c’est trop épicé ! » Cette phrase postée sur Twitter est illustrée par un verre d’eau sous le robinet. Alliance étrange entre le texte et l’image qui ne prend son sens qu’avec le hashtag #whitepeoplebelike.

(Lire aussi l’article Le hashtag #babtoufragile, ou les débuts de l’humour français sur les Blancs)

 

Traduire « White people be like  » en français est délicat. La formule sonne mal et met le doigt sur un tabou racial. « Les Blancs sont comme ci, les Blancs sont comme ça »… Une façon de pointer les habitudes des Occidentaux et de se moquer de leur façon d’être, de faire et de penser.

 

 

Aux États Unis, sur les réseaux sociaux Twitter, Instagram, Tumblr et Vine, les phrases, images et vidéos pullulent portant ce hashtag et ses nombreuses variantes, #whitesbelike, #whitepeoplesayings, #onlywhitepeople ou #whitepeopleproblems. C’est même l’une des tendances virales les plus populaires du moment sur la Toile américaine.
« Les Blancs ont peur de manger du gluten, mais ils sont prêts à faire des trucs comme ça », lit-on au-dessus de la photo d’un jeune homme en train de caresser un tigre.

 

 

Aux États-Unis, l’humour en ligne participe du débat de société sur les stéréotypes et les privilèges des Blancs. Les médias l’ont compris et abondent dans cette forme de dérision. Buzzfeed, un des sites au contenu le plus viral et au trafic le plus important, publie régulièrement des articles intitulés : «  17 façons qu’ont les Blancs de danser », « Le genre de trucs que les Blancs disent  », ou encore « Les 10 choses les plus racistes qui sont arrivées à des Blancs  ».
On y trouve aussi des quizz afin de tester son niveau de blanchité (ou blanchitude ?) : « Bénéficiez-vous de la suprématie blanche ?  », « À quel point êtes-vous un stéréotype blanc ? » Selon vos réponses, plusieurs conclusions s’offrent à vous. « Bravo, vous n’êtes pas blanc ! », « Vous n’êtes pas si blanc que ça !  » ou « Vous êtes super-blanc ! ».

La tendance virale s’est même invitée au cinéma dans un film de 2014 acclamé par la critique, Dear white people (Chères personnes blanches), du réalisateur Justin Simien, une satire sur le fait d’être noir dans un environnement blanc. Samantha White, une étudiante métisse, y anime une émission de radio controversée sur un campus américain. Elle dénonce les stéréotypes et les discriminations. « Le nombre d’amis noirs requis pour ne pas avoir l’air raciste vient de passer à deux. Et désolée, mais non, votre dealer ne compte pas  », ironise-t-elle au micro.

 

 

Lire la suite de l’article sur lemonde.fr

Un problème « Noir » ou un problème « Blanc », aux États-Unis ? Voir sur E&R :

Oscars 2016 : une fournée sans surprises

Diversité ?
La 88ème cérémonie des Oscars aura tenu ses promesses pour qui sait lire entre les lignes : aucune surprise, aucun soubresaut, quelques indignations de façade, toujours les mêmes (vraies) victimes, et au final, the winners are... always the same [1]. En effet, les Oscars, c’est d’abord la grand-messe de la tolérance à l’américaine – dont Paul Claudel nous rappelait qu’il y avait des maisons pour (...)

Le racisme est vaincu !

Grâce à Hollywood et ses Emmy Awards
Hollywood a fait disparaître le mal numéro un de l’Amérique en récompensant trois actrices noires. Les bavures de rue, quant à elles, disparaîtront comme par enchantement.. L’actrice Viola Davis, ainsi que deux autres femmes de couleur, dont Uzo Aduba dans un rôle de transgenre, ont remporté un trophée aux Emmy Awards, consacrant ainsi « la victoire des minorités », claironne le journal Télérama, (...)

Compétition victimaire : "Noir" bat "Femme", selon Rampling et Delpy

Le problème de la "diversité" posé aux Oscars
Cinéma, Hollywood, féminisme, diversité, tous les éléments sont réunis pour une franche rigolade sur le dos des bien-pensants… On s’assoit au premier rang et on regarde. Spectacle délicieux que celui des bourgeois de gauche qui s’empêtrent dans leurs déclarations faussement humanistes basées sur des principes glandilleux. On nage dans le double, le triple mensonge. Et quand une vérité surgit, par (...)

Pour dépasser le piège antiraciste, découvrir chez Kontre Kulture :

98 commentaires
Alerter

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

  • Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
  • Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
  • Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article
Afficher les commentaires précédents
Le 6 mars 2016 à 18:10 par anonyme
#1412867

La bande annonce est plutôt excellente. C’est très second degré, il ne semble pas y avoir de victimisation ni de posture raciste anti-blanc. Cette manière de dédramatiser le racisme ( des 2 côtés ) est certainement positive, largement plus drôle et efficace en tout cas que le ’’touche pas mon pote’’ franco-bobo impudique et geignard qu’il nous a fallu subir durant mon adolescence, avec les dégâts qu’on sait.

Là, ça ressemble plus à du Dieudo, balancer des vérités sur le mode de la dérision et lâcher du lest. Le racisme est de toute façon dérisoire, une perte de temps et d’énergie, une manifestation sotte de l’esprit humain.

Le 6 mars 2016 à 18:52 par joris paolo m’bala
#1412898

Je vois qu’ils essayent de faire comme en France pousser les gens les uns contre les autres pour aller vers la guerre civile (noir contre blanc ou blanc contre arabe) c’est juste la continuité logique de ce qui se passe en ce moment

Le 6 mars 2016 à 20:02 par Ariane
#1412948

Personnellement je trouve cette résistance plutôt salutaire...Sarkosy l’a dit : "la France se métissera de gré ou de force !" On comprend qu’il s’agit là d’une stratégie du NOM pour éradiquer le nationalisme. Une seule religion, une seule race, une seule langue dans le village planétaire ! voilà ce qu’ils veulent ! Abolir toutes les différences qui font la magnifique diversité voulue par Dieu ! Les migrations participent de ce plan. Dans le royaume de mille ans annoncé, les races retrouveront leur sol, leur langage, leurs habits, leurs coutumes, leur architecture, leur cuisine ; elles parviendront alors à un parfait épanouissement de tous les dons déposés en elles conformément à leur race et qui font leur spécificité.

Le 6 mars 2016 à 23:58 par ribots91
#1413074

C’est vrai que qu’ils vont loin avec leurs test sur le "taux" de blanchitude des gens y participant, mais ca, c’est encore le fait de la récuperation d’un phénomene apparut "naturellement", par un média dans un but lucratif... En ce qui concerne le fait de charier les blancs je peux comprendre que ca en choque certains, mais perso, je suis un blanc, j’ai grandis dans un quartier en banlieue parisienne, j’avais/j’ai des potes arabes, noirs, asiatiques, et je peux vous dire que ca charriait dur (et ca charrie toujours !) sur les habitudes, les manies et la façon de vivre de chacun et tres souvent les phrases du genre "vous les babtous vous etes comme ci..." ou "vous les blancs vous faites toujours..." c’etait souvent et c’etait surtout ce qu’il y avait de plus marrant ! Biensur tout dépend toujours du talent humoristique de chacun et du taux de susceptibilité du mec chambré

Le 7 mars 2016 à 08:24 par jeanquète
#1413216

Il y a des gens qui n’ont vraiment rien à faire dans leur vie et de leur vie...

Le 7 mars 2016 à 09:31 par Maurice
#1413252

Je suis métis mais ayant grandi en métropole, je me suis toujours considéré comme blanc (sauf depuis quelques temps où on me fait remarquer que je ressemble à un arabe) et c’est le genre de trucs qui me gonfle :

- donc les noirs ont droit de se moquer des blancs mais pas l’inverse.
- on a même pas le droit de parler de racisme anti-blanc.

Tout ça pourquoi ? Parce que pendant 400 ans les blancs ont réduit en esclavage, colonisé etc etc les noirs ? Mais s’agit-il des mêmes noirs et des mêmes blancs ? Le noir qui se victimise aujourd’hui a-t-il subi ce que ses ancêtres ont subi ? Le blanc qu’on culpabilise aujourd’hui y est-il pour quelque chose dans ce que ses ancêtres ont fait subir aux noirs ?

C’est de l’essentialisme et la responsabilité (et à plus forte raison la culpabilité) inter-générationnelle, ça n’existe pas.

Quand les blancs retrouveront-ils leur fierté, leur virilité ?

Bientôt, chantez "I’m white and I’m proud" ne paraîtra plus incongru.

Le 8 mars 2016 à 06:41 par Marco
#1414319

"Mais s’agit-il des mêmes noirs et des mêmes blancs ? Le noir qui se victimise aujourd’hui a-t-il subi ce que ses ancêtres ont subi ?"

@Maurice c’est plus compliqué que ca... Et de toute facon les problemes d’aujourd’hui concernent tout le monde...

Le 7 mars 2016 à 09:51 par Requiem for a Dream
#1413266

Le mot Babtou n’est ni plus ni moins qu’un sauf-conduit qui permet d’insulter un peuple et une civilisation entière. Il ne faudra pas s’étonner après que dans les meetings, les français crient ce slogan de ralliement : on est chez nous.

Le 7 mars 2016 à 11:26 par Zuon
#1413367

Il faut savoir qu’aux États Unis la stratégie de créer des conflits horizontaux ethnocentrés est historique. Elle a tellement été utilisée que je m’étonne toujours de son efficacité.

Le 7 mars 2016 à 11:42 par anti N.O.M
#1413388

Les français n’ont rien a voir avec les zuniens à ce niveau, ICI il n’y a jamais eu de ségrégation,notre cerveau est un poil + évolué que celui de ces " génocideurs " que sont les zuniens.

Le 8 mars 2016 à 10:04 par Sedetiam
#1414502

Il me semble que l’homme est ainsi fait qu’il se rapproche, la plupart du temps, de ce qui lui ressemble le plus. Que l’on ait 20, 30, 40 ou 60 ans et l’on aura tendance à choisir sa catégorie d’âge. Sauf pour "chasser" son alter ego, en sorties, arrive le moment où les filles sont le plus souvent entre elles et les types entre eux. Pourquoi les robots avec lesquels nous sommes ou seront tenus d’interagir ont une tête, deux bras, deux jambes alors que l’on se fout de la "forme" de celui qui aspire le sol de la piaule et retourne à sa base ? La couleur, puisqu’il s’agit de cela, n’échappe pas à la règle. Rajoutons l’aspect culturel s’il est différent et voilà renforcé le phénomène. L’entente, pour ne pas dire l’acceptation, relève de l’ipséité et parfois d’autres intérêts... Son innéité fait juste office d’exception qu’on tente de nous inculquer par la propagande "civique", par la force ou par l’humour : du style "aime les blondes", "aime les gros", "aime les cons", "aime ceci ou cela" et à défaut d’être classé machin-iste ou truc-phobe. Pour ma part j’emmène tous ces petits "juges" à la campagne, ce qui ne signifie pas que je n’aime pas la ville ; hein ?!