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Déjouant tous les pronostics, Ding Liren devient le nouveau champion du monde d’échecs

« J’ai commencé à apprendre les échecs à partir de quatre ans... J’ai passé 26 ans à jouer, à analyser, à essayer d’améliorer mes capacités aux échecs de différentes manières, avec différentes méthodes changeantes, avec de nombreuses nouvelles façons de s’entraîner.
Je pense que j’ai tout fait. Parfois, je pensais que j’étais accro aux échecs, car parfois sans tournois, je n’étais pas si heureux. Parfois, j’ai eu du mal à trouver d’autres loisirs pour me rendre heureux. Ce match reflète la profondeur de mon âme. »

 

Les nerfs ont parlé. Après l’ultime partie des départages entre les deux champions, le Chinois Ding Liren a finalement battu, contre tous les pronostics, le Russe Ian Nepomniachtchi.

 

Pourtant, le Russe a mené tout le long du match constitué par les 14 parties classiques, dites longues. À chaque fois, pourtant mené aux points, après plusieurs KO, le Chinois s’est relevé, revenant de l’enfer grâce à une défense de fer et un mental d’acier.

Les parties qui ont fait basculer le match sont la 12e et celles des départages. Dans la 12e ronde, Nepo peut tuer le match. Il ne trouve pas le talon d’Achille de la défense de son adversaire, et finit vaincu.

12e round : Ding revient de l’enfer russe

Une partie homérique, non par la qualité des échanges mais par l’accumulation des mauvais (?) et des très mauvais coups (? ?). La peur de perdre, tout le monde connaît : on assiste ici à une illustration de la peur de gagner, du côté de Nepo, qui n’avait qu’une nulle à faire pour maintenir Ding à distance.

 

 

Départages : Nepo craque

Fabien Libi  : « Et là Ding va sortir les barbelés de ouf... Il nous trouve un coup de derrière les fagots, tour c4. »

 

La victoire de Ding, malgré la série de miracles qui l’ont amené en finale, n’est pas le fruit du hasard : l’école chinoise a méthodiquement programmé son champion, et ceux qui vont suivre.

Si le jeux d’échecs n’a pas la popularité du xiangqi (jeu d’échecs chinois) et surtout du go, il est en plein développement. Le JDD du 9 avril 2023 nous apprend que ce jeu, qui n’a que 30 ans d’âge réellement en Chine populaire, était marqué du sceau de l’infamie bourgeoise.

C’est un homme d’affaires malaisien, Tan Chin Nam, qui lance en 1975 le projet Big Dragon (rien à voir avec le Petit Dragon, surnom de Bruce Lee). L’objectif est de créer un champion à l’horizon 2010. Flanqué d’une équipe de secondants réputée plus faible (la fédération chinoise d’échecs était à l’arrêt complet pendant le covidisme, il n’y avait plus un flèche pour payer les grands maîtres) que celle de Nepo, Ding a quand même réussi à renverser la vapeur, pour finir par l’emporter à l’arraché. Si les échecs suivent le chemin du tennis de table, les Européens, Russes compris, ont du souci à se faire.

En l’absence de Magnus le Grand...

 






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