@Surnom : Desvignes a raison sur point et son analyse est subtile. Pourquoi ? La condamnation de l’inceste et l’exclusion de l’enfant de la sphère de la sexualisation exploitable sont les pierres angulaires de l’anthropologie. Tous les groupes humains qui font société partagent le principe premier de l’inviolabilité du corps du frère, de la soeur, du père, de la mère, du neveu, de la nièce, de l’oncle, de la tante, et de l’enfant. Ce tabou anthropologique, parce qu’il entraîne une sacralisation de certaines parties du sang, crée une frontière symbolique qu’aucune société humaine, depuis l’avènement du monothéisme mosaïque, n’a jamais remise en cause. Antérieurement à cela, je vous concède que tout était permis (inceste, anthropophagie, meurtes rituels...)
En dissolvant la légitimité de la frontière géographique (fin des États-nation), le dogme mondialiste ouvre aussi la voie à une légitimation de la trangression des frontières biologiques (transgenrisme), et symboliques (corps de l’enfant et du parent). En faisant sauter le verrou de toutes les frontières physiques, qu’il s’agisse du corps terrestre ou du corps humain, la mondialisation nous prépare à une réécriture complète de l’acte inaugural de jurisprudence anthropologique : le tabou de l’inceste et son corrélat, la protection de l’enfance, sont menacés d’obsolescence à moyen terme.