Qui a intérêt à la déstabilisation du Gabon ?

La tectonique des afriques n’est pas terminée

Publié le : samedi 10 septembre 2016
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Une semaine après l’annonce de la victoire d’Ali Bongo lors de l’élection présidentielle au Gabon, les images venant des villes de provinces commencent à émerger, grâce au rétablissement progressif d’Internet. Dans la ville de Lambaréné, à 200 kilomètres au sud-est de la capitale Libreville, les dégâts attestent de la colère des électeurs.

 

Dans les premières heures des manifestations post-électorales, plusieurs de nos Observateurs à Port-Gentil nous avaient signifiés de violents heurts dans une petite ville de province d’environ 27 000 habitants, Lambaréné. C’est la septième ville la plus peuplée du Gabon. Depuis mercredi soir, avec le rétablissement progressif d’Internet, des Observateurs ont réussi à nous faire parvenir des images témoignant de dégâts très impressionnants, compte tenu de la taille de la ville.

« Je connais bien Lambaréné, je n’avais jamais vu ma ville défigurée à ce point »

Notre Observateur, Yannick (pseudonyme) revient sur ces trois jours de tensions dans sa ville d’origine, images à l’appui. Il a participé aux manifestations mais a refusé de prendre part aux violences.

À l’annonce des résultats mardi 30 août, les habitants du quartier Adouma, d’où partent souvent les manifestations de ces dernières années à Lambaréné, se sont massivement déplacés en direction du pont permettant de rejoindre la route nationale. Leur objectif était de bloquer cette artère principale qui relie Port-Gentil à l’est du pays pour faire entendre leur mécontentement.

 

 

Très vite, des policiers leur ont bloqué le passage, et après une tentative de négociation infructueuse, des affrontements ont éclaté. Du côté des manifestants, des jets de pierre, de celui des policiers, des gaz lacrymogènes.

[...]

« Il n’y a plus d’aéroport fonctionnel à Lambaréné, il est en ruines »

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L’aéroport de Lambaréné avant les événements

 

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Le même aéroport après

 

Le lendemain [vendredi, NDLR], on nous a appris que l’aéroport de Lambaréné, situé près du centre-ville, avait été incendié dans la soirée. Il ne reste plus rien des bureaux administratifs et plus rien dans la tour de contrôle là-bas. La piste d’atterrissage n’a pas été endommagée, mais seuls des hélicoptères de l’armée ont pu atterrir ces derniers jours pour livrer des munitions. Aucun avion ne peut pour l’instant s’y poser [d’autres témoins à Lambaréné nous ont expliqué que les policiers avaient avant tout protégé le gouvernorat et des stations-essence, NDLR].

Lire le reportage dans son intégralité sur observers.france24.com

 

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Le 10 septembre 2016 à 17:44 par Durand
#1553451

Si cela allait vraiment mal au Gabon, le cours de Total Gabon se serait effondré, or depuis le début des évènements il est remarquablement stable .

Le 10 septembre 2016 à 18:04 par Sqz
#1553467

La crise post-électorale au Gabon... Comme un effluve de Côte d’Ivoire en 2011.

Le 10 septembre 2016 à 19:19 par antoine
#1553514

Entre l’ancien candidat de la France et le nouveau candidat de l’Empire, il semble que les gabonais soient destinés à subir. Courage.

Le 10 septembre 2016 à 20:43 par hunter
#1553604

" Qui a intérêt à la déstabilisation du Gabon ?"

Réponse simple, les mêmes que ceux qui veulent contrôler les réserves d’hydrocarbures !

Remember, Irak, Libye, Syrie (pas achevé ) ...Le Gabon est producteur, et il me semble avoir lu il y a quelques années, qu’il y aurait de grosses grosses réserves "off shore" dans les eaux térritoriales...

Et en plus, c’est un pays francophone, forte influence de la France, qu’il faut réduire à néant, comme nous le savons ici !

Adishatz

H/

Le 10 septembre 2016 à 22:24 par Pinochio
#1553696

Il s’agit d’un conflit entre la France et la Chine. Ali Bongo trop proche des Chinois embarrasse la France.

Le 10 septembre 2016 à 22:35 par machin
#1553708

Selon la presse sénégalaise, Total Gabon menace Ali Bongo à travers RFI sur un sujet en rapport avec l’audit pétrolier et le redressement fiscal : http://senego.com/gabon-total-gabon-menace-ali-bongo-a-travers-rfi_365107.html

Le 10 septembre 2016 à 23:15 par Brindavoine
#1553733

Si les US parviennent à faire renverser Bongo, son successeur chassera les Français au profit des US, et Total Gabon sera racheté par une major US (son cours s’est effondré depuis trois ans, passant de 440 euros à ... 130)

Le 11 septembre 2016 à 11:36 par Barbe Noire
#1553923

En 2013 l’action Total Gabon tournait autour de 440 euros : son cours s’est effondré, aujourd’hui il tourne autour de 130 euros . -72% ! Et le sacro-saint dividende divisé par... 3 ! L’actionnaire pleure à chaudes larmes... On incrimine la chute du cours du pétrole mais la maison-mère, Total, n’en a pas été affectée, le cours de son action est en pleine forme . Il y a sans doute autre chose : Ali Bongo se montrerait plus gourmand que son papa Omar, et il serait question d’un redressement fiscal de 800 milliards de francs CFA . S’appuyant sur les US il pourrait agiter la menace d’une nationalisation, Total possédant 58% de Total Gabon, et l’Etat gabonais seulement 25%... Les 450 soldats français de notre base du Gabon doivent être en état d’alerte...

Le 11 septembre 2016 à 11:45 par Bazile
#1553928

La capitalisation boursière de Total Gabon, c’est un demi milliard d’euros, c’est à dire environ 0,5% de la capitalisation de Total, qui en est l’actionnaire majoritaire avec 58% . La nationalisation de Total Gabon ne serait pas une grande perte pour la France .

Le 11 septembre 2016 à 19:28 par Assad
#1554244

Lisez les annalistes de Stratford, la géopolitique américaines a une vision sur l’ Afrique et celle-ci a comme but de scinder l’Afrique.Et cela se passe aussi a se débarrasser des présidents qui "gènes", d’ou la pseudo-opposition issue de la Corète, Balai citoyen.

https://www.youtube.com/watch?v=j0eRS-RPS-g