Votre critique est intéressante et péremptoire. Elle déploie un ensemble d"étiquettes, "gauchiste", "fachos", qui font penser qu’il y aurait un champs de droite opposé à un champs de gauche. A partir de là, vous avez beau jeu de laisser entendre qu’il y aurait des "vrais" et des "faux", des résistants de nature authentique et des manipulateurs-trompeurs... Bref, dans un monde bien ordonné, il y a déploiement d’apparences ou d’idiotie utile qui empècherait l’avènement des émancipateurs, des résistants et de la vérité. Avec au bout du compte le petit jeu/joker de "Je te tiens par la barbichette, le premier qui désigne l’ennemi a forcément raison".
Cette histoire racontée (storytelling en bon français) me parait désormais inutile. Nous l’avons beaucoup entendue ces vingt dernières années et à tous propos. Hors qui ne sait pas que le "vrai est un moment du faux" ? Dans un monde de production de signes, de spectacle marchand ou il n’y a ni ami ni ennemie mais uniquement des clients, dans un monde ou il n’y a que périphérie et centre du pouvoir en même temps qu’il n’y a qu’underground et mainstream, Mon Onc Serge reste un baladin, un bricoleur et par sa pratique un producteur de ses propres valeurs. A un niveau et avec une intensité (sa vie mise dans la balance) qu’on souhaite.... aux consommateurs.
Mon Onc Serge fait ce qui lui plait. A vous d’entrer dans la danse...et de séduire.