Préambule : on ne dit pas à travers ce titre que l’intelligence des choses se situe exclusivement sur l’Internet et que les médias mainstream seraient un tas d’absurdités, mais que la soumission des médias au pouvoir, qu’il soit visible ou invisible, empêche de dire les choses importantes, les choses décisives, les choses qui touchent aux grands intérêts des élites, par exemple, et donc aux intérêts des peuples. La meilleure illustration en est l’affaire Epstein.
Alors que chez E&R on revient sur la décennie 2010-2019 en analysant les grands événements politiques, sur franceinfo, on déroule un livre d’images avec de petites légendes factuelles. Le factuel en journalisme, c’est nécessaire, car c’est la base de tout. Mais, ensuite, il y a l’interprétation, et c’est là que les avis divergent. Depuis vingt ans, le Net a pris une direction non pas opposée mais autre par rapport aux médias dits dominants, qui le sont de moins en moins, et même plus vraiment : l’Internet a battu la télévision en 2019 en termes de fréquentation, un bouleversement annoncé qui en annonce d’autres, forcément plus politiques.
Une jeune femme erre, hagarde, au milieu des ruines à Port-au-Prince, le 13 janvier 2010. La veille, un séisme d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter a ravagé la capitale d’Haïti, faisant plus de 200 000 morts et autant de blessés.
Nous dirions que le spot de drogue contrôlé par les USA qu’on appelle Haïti est maintenu volontairement dans un chaos qui arrange les mafias locales et américaines. La misère n’est pas une fatalité, c’est parfois un choix oligarchique. Dans le cas d’Haïti, le nombre de victimes, pourtant déjà colossal, aura été augmenté artificiellement pour profiter de la manne humanitaire internationale. Dans la confusion, beaucoup des enfants haïtiens orphelins qui ont été adoptés par des milliers de couples occidentaux n’arriveront jamais en Terre promise : ils finiront en chair fraîche des vendeurs d’enfants pour pédophiles. Une photo ne dit pas ça. La misère c’est aussi et avant tout une misère morale.
Des syndicalistes de SUD défilent contre la réforme des retraites présentée par le gouvernement de François Fillon, le 2 octobre 2010. Le projet, qui consiste essentiellement à relever de 60 à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite, a finalement été promulgué au début du mois de novembre. Selon la CGT, 3,5 millions de personnes ont défilé dans les rues de France métropolitaine ce jour-là, contre 1,23 million selon le ministère de l’Intérieur.
On l’aura compris : manifester ici n’aura servi à rien, puisque la « démocratie » – ou le pouvoir confié par les élections à un gouvernement – s’impose, si l’on peut dire. La démocratie devient donc la dictature de la majorité. Tout revient alors à obtenir une majorité, et ce, par tous les moyens, même les plus tordus. C’est ce qu’est devenue notre démocratie, et l’élection du banquier rothschildien éclaire cet aspect pervers de notre système politique. Grâce à des fonds de campagne sans commune mesure avec ceux des populistes, un pool de sponsors puissants et des médias à la botte (qui toucheront leur récompense), une tendance minoritaire en France – on le voit aujourd’hui avec le rapport 20/80 – a réussi à prendre le pouvoir et imposer des mesures néolibérales qui sont logiquement contestées. Mais c’est trop tard, le tour est joué.
Des Égyptiens célèbrent l’annonce de la démission du président Hosni Moubarak, sur la place Tahrir du Caire, le 11 février 2011.
Une décennie plus tard, l’Égypte est alignée sur le pouvoir américain, car le général al-Sissi a été formé aux USA. Pas la peine d’avoir fait des études pour comprendre le renversement d’alliances, même si le précédent président, Moubarak, était en odeur de sainteté auprès des Occidentaux. Mais son régime opaque, népotique et corrompu aura fait monter une opposition islamiste qui n’était pas bien vue du côté de Tel Aviv. La neutralité égyptienne dans les affaires proche-orientales est achetée par les dollars américains et ce sont les Saoud qui financent l’armement et les besoins en cash du nouveau régime. La révolution, elle repassera.
Une femme pleure, assise sur une route, après qu’un tremblement de terre suivi d’un tsunami a ravagé la ville de Natori, au nord du Japon, le 13 mars 2011. Ce phénomène naturel a également déclenché l’accident nucléaire de Fukushima, plus grave catastrophe nucléaire du XXIe siècle.
Chaque Terrien un peu conscient sait les dangers du nucléaire, mais aussi son importance : alors que toute la planète médiatique mondialiste nous bassine avec le réchauffement, le CO2 et toute ces salades pour nous faire payer la pollution de l’air et de l’eau, certains écolos continuent à diaboliser le nucléaire, qui est pourtant une solution durable, non polluante selon les critères des réchauffistes (à part qu’une centrale nucléaire ça a besoin de flotte) et moins destructrice pour l’environnement que, par exemple, l’extraction des gaz de schiste. Oui, mais il y a Three Mile Island, Tchernobyl et maintenant Fukushima. Soyons realpolitik : le prix à payer est-il si lourd au regard des enjeux ? Derrière, il y a la grande question : l’Homme peut-il maîtriser la Nature ? C’est tout le problème (mathématique) de la science...
Le président américain Barack Obama suit, entouré de son cabinet, l’opération visant le leader d’al-Qaïda Oussama Ben Laden, le 2 mai 2011, dans la salle de crise de la Maison-Blanche (Etats-Unis).
Celle-là, c’est notre préférée. Un sommet de bidonnage et de théâtre auquel se prêtent les grands de ce monde, qui sont surtout de grands menteurs. C’est populiste ? Tant pis. Les Américains ont voulu faire croire que le Grand Satan du 11 Septembre avait été liquidé dans une opération spéciale diffusée quasiment en direct sous les yeux du staff présidentiel... On avait compris dès son élection qu’Obama avait été choisi par l’hyperclasse pour son aspect smart, ses talents d’acteur, il fallait que ce jour-là il soit au top de son jeu. Et il le sera. Ensuite, le fait que l’équipe des forces spéciales disparaisse dans un « accident » d’hélico, c’est une autre histoire qui n’intéressera pas la légende...
Le Premier ministre grec Giórgos Papandréou, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso se félicitent mutuellement après la signature d’un plan de sauvetage pour la Grèce, le 21 juillet 2011, à Bruxelles (Belgique). D’importantes mesures d’austérité ont été prises par Athènes pour répondre à la crise de la dette qui menaçait l’avenir du pays.
La Grèce aura été dévorée par les grandes institutions financières lors de la décennie passée, marquant en quelque sorte un renversement de pouvoir des États (affaiblis à dessein par le néolibéralisme) au profit des entités financières européistes ou mondialistes. Le cas de la Grèce, conseillée par Goldman Sachs et redressée par la BCE (Banque centrale européenne, aussi « indépendante » que la Banque fédérale des USA), est emblématique et annonciateur de dévorations à venir : des « actionnaires » extérieurs peuvent tenir un pays par la dette et le décortiquer ensuite comme bon leur semble. Alors que l’Allemagne a eu sa dette effacée après la Seconde Guerre mondiale, la Grèce n’a pas eu ce loisir.
François Hollande salue la foule venue acclamer sa victoire à l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy, dimanche 6 mai 2012, sur la place de la Bastille, à Paris.
Hollande, ou la fin du politique. Hollande, ou le rabaissement. Rabaissement de la fonction (voir l’épisode tragi-comique avec Leonarda), rabaissement de la France, totalement à la remorque des intérêts étrangers : l’Allemagne pour la politique européenne, l’axe américano-israélien pour la politique internationale. Hollande, dont on s’attend sur la photo à voir le froc tomber. Le changement, c’est maintenant, clamait son slogan de campagne. C’est vrai, le changement a eu lieu, nous sommes désormais dans une ère où l’on vote par défaut pour des candidats préparés par le Système. L’homme qui dénonçait la finance, cet ennemi, courra rassurer la City juste après son élection. En catimini.
Deux rebelles syriens prennent position dans le quartier très disputé de Karmal Jabl, dans le centre d’Alep, le 18 octobre 2012. La deuxième ville de Syrie a été le théâtre d’intenses combats jusqu’à la fin de l’année 2016.
Le terrible conflit syrien aura montré une chose : la honteuse et criminelle propagande de la presse occidentale, alignée sur les intérêts israélo-américains, et on met exprès israélo devant américains. La désinformation aura pris des proportions sans retour possible : les grands journaux mouillés dans le conflit n’en sortiront pas indemnes. Ce qui faisait leur fierté, leur service International, aura été noyauté par des journalistes à la solde d’intérêts supérieurs, pour ne pas dire des agents infiltrés. Résonne alors la fameuse phrase de François Mitterrand à Roland Dumas sur l’anti-France : « Le trio Colombani-Minc-Plenel partage les mêmes dénigrement et détestation de la France, ce que pensait François Mitterrand selon des infos de source sûre. » Voici ce que disait le président de la République de 1981 à 1996 : « Je sais qu’au Monde tout un groupe travaille contre les intérêts de la France. » Et de Plenel : « C’est un agent de l’étranger. »
Deux jeunes femmes s’embrassent devant des personnes participant à une manifestation de l’association Alliance Vita contre le mariage et l’adoption par des couples homosexuels, le 23 octobre 2012 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le cliché a eu un important retentissement, au point d’être baptisé "Le Baiser de Marseille".
Nous finirons sur une note positive, une note d’amour, l’amour, chacun le sait, n’ayant pas de frontières : une femme peut embrasser une autre femme devant une assemblée de réactionnaires catholiques opposées au progrès, mais au progrès sociétal qu’on appelle aussi progressisme. Cette petite provocation sera retenue par France Info comme une preuve de liberté, de libération, et que le camp du Bien est celui du progressisme.
Sauf que le progressisme va avec les attentats sous faux drapeaux, la propagande et la désinformation des médias mainstream, la paupérisation programmée des peuples européens via la politique de la dette et le néolibéralisme, l’immigration sauvage qui ensauvageonne les centres-villes qui accueillent des populations déracinées à tous points de vue. Le progressisme, c’est tout ça ensemble, c’est deux jolies filles qui s’embrassent et qui achèteront un jour un bébé (après moult vérifications physiques) à une pauvrasse du tiers-monde qui gagnera des nèfles, puisque tout le fric de ces trafics immondes va dans la poche des intermédiaires.
Dans intermédiaires il y a inter et média : les intermédiaires sont devenus les maîtres du monde. Ils ne créent rien, ils profitent de tout, des échanges entre les hommes et entre leurs organisations. Les intermédiaires ne se voient pas, ils peuvent être le lien entre les petits producteurs de pommes et le consommateur qui va à l’hypermarché, ou le lien entre un État et ses créanciers. L’intermédiaire, c’est le parasite de l’humanité, il ne produit rien mais prospère sur tout ce qui s’échange. Il est le roi du Marché, de la monnaie, de la spéculation et aussi, on le voit, de la désinformation. Il prend sa dîme sur tout, Monsieur pourcentage, c’est une autre image du Diable.