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L’agent trotskiste Lionel Jospin analyse la situation internationale

Dévoiler à ce point ses batteries, que ce soit sur le terrain des hostilités ou dans le champ politique, c’est risqué. C’est pourquoi les obusiers modernes ont été conçus très mobiles.

 

 

C’est le cas du CAESAR, qui peut tirer six coups en moins d’une minute (hum) et remballer le matos avant de se faire repérer suite une salve (l’obus met une minute pour parcourir une cible à quarante kilomètres). Selon son fabricant Nexter, un dixième « seulement » des cinquante canons français envoyés jusqu’à fin 2023 en Ukraine ont été détruits. Les Français qui payent des impôts apprécieront.

Les stats sont plus dures pour les autres cobelligérants, à savoir les Polonais avec leur Ash Krab ou les Américains avec leur M109, qui avoisinent tous les 40 % de perte. Passé ce petit cocorico national (on a une pensée pour les servants, qui sont peut-être français), passons à Jospin, l’homme qui en avril 2002 failli devenir notre César national.

Dernièrement, c’est l’ancien président de la République, François Hollande, qui a pris la parole pour montrer son niveau abyssal, sa haine de Trump, de Poutine et de tous les défenseurs des nations. Il est vrai que lui a laissé couler, probablement sur ordre, la sienne.
Maintenant, on écoute Jospin, qui avait dit il y a 23 ans qu’il quitterait la vie politique, et qui revient en jouant à la statue du Commandeur, et tout ça dans Le Monde, the place to be. On a emprunté quelques pâtés de questions-réponses, mais c’est pour la bonne cause : l’information du public.

Comment analysez-vous les premiers pas de Donald Trump à la Maison-Blanche ?

Donald Trump et son équipe amorcent un retournement de la politique étrangère américaine. Ils traitent leurs alliés traditionnels comme des adversaires. Ils se détournent du système international, qui s’est construit depuis la guerre avec l’accord des États-Unis. Ils rejettent les organisations multilatérales, ignorent le droit international et affirment des ambitions prédatrices (sur le Groenland ou le Canada). Ils sèment le doute sur leur attachement à l’Alliance atlantique [l’Organisation du traité de l’Atlantique nord] et aux principes de solidarité entre alliés de l’article 5 du traité. À l’inverse, ils abordent [le président russe], Vladimir Poutine, l’ennemi des démocraties, comme un partenaire. Ils se fondent sur une illusion dangereuse, pour l’Europe mais aussi pour les États-Unis.

Première salve, première remarque d’importance : Lionel est pro-OTAN, ce qui va ravir les complotistes qui voyaient en lui une taupe trotskiste pro-américaine dans le PS des années 70, à l’image de Plenel dans la presse (et dans Le Monde). On va voir que sans le faire exprès, Lionel va donner des gages à cette hypothèse qu’en gros il est du côté du pouvoir profond américain.
Deuxième remarque, il est pro-OTAN et il est pour le droit international, alors que l’OTAN roule avec ses grosses chenilles sur ce même droit, que ni les Américains ni les Israéliens ne respectent depuis 1948…

La deuxième salve ne laisse pas de doute sur le positionnement pro-Pentagone et pro-UE du pseudo-socialiste.

On observe un sursaut des pays européens en faveur d’un réarmement, un investissement inédit dans le domaine de la défense. Vous vous en félicitez ?

Les pays européens se sont habitués à vivre en paix et, à juste titre, ils n’ont pas mené à l’égard de la Russie une politique agressive. Quand la première puissance économique de l’Union européenne, l’Allemagne, accepte d’être dépendante à 90 % du gaz russe, on ne peut pas nous raconter que c’est l’Europe qui a menacé la Russie, comme le fait la propagande russe, et inverser le récit de la responsabilité sur la guerre en Ukraine. Aujourd’hui, puisque la Russie de Vladimir Poutine devient une menace pour l’Europe, cette dernière doit réagir. C’est pourquoi j’approuve cette prise de conscience et cette détermination.

Rien, aucune référence à Maïdan, aux avancées de l’OTAN sous couvert d’intégration européenne, à la trahison du couple Hollande-Merkel sur les accords de Minsk, aucune profondeur historique, un alignement total sur la ligne Macron, on frise l’escroquerie intellectuelle, là. La suite va nous donner malheureusement raison : Jospin bascule dans le délire.

Faut-il saisir les 209 milliards d’euros d’avoirs russes gelés en Europe pour aider l’Ukraine ?

Face à un pouvoir qui enlève des enfants ukrainiens pour les changer en Russes, l’idée de lui enlever des avoirs gelés ne me choque pas.

Nous voici au niveau de la pauvre Tondelier. La gauche française a vraiment un problème mental, même si on ne réduit pas la gauche à ces deux énergumènes, qui sont carrément pro-guerre, une trahison là encore des idéaux de la gauche, ou de ceux de la communauté européenne. La suite est totalement sidérante.

Emmanuel Macron a-t-il adopté un ton trop alarmiste pour mettre en garde les Français contre ces nouvelles menaces ?

Le problème d’aujourd’hui n’est pas le ton du président de la République, mais l’agression russe contre l’Ukraine, les crimes de guerre commis contre les populations civiles de ce pays et la tentation impériale. Le président Emmanuel Macron veut faire prendre conscience aux Français des risques qui existent, au-delà de l’Ukraine. C’est légitime et nécessaire. Toutefois, la France ne doit pas s’isoler. Prendre des initiatives avec le Royaume-Uni est une bonne chose. Mais il faut entraîner d’autres pays, notamment ceux qui ont un poids économique et une capacité de défense.

En passant, ce soumis à l’ordre mondialiste donne, en bon trotskiste, un coup de sabot aux néocommunistes que sont les LFI, en ce sens qu’ils ont conservé un certain anti-américanisme.

Que pensez-vous des prises de position de La France insoumise (LFI), qui prône le « non-alignement » ?

Il y a chez LFI un déni des réalités et une grande difficulté à définir une politique internationale cohérente. D’où ce refuge dans la rhétorique du « non-alignement ». Pourtant, on ne saurait mettre sur le même plan l’Europe ou même, aujourd’hui, les États-Unis et la Russie de Vladimir Poutine.

Le non-alignement est quand même la marque, très gaulliste, de la non-soumission. Mais Jospin n’en a cure : on est des larbins ou on n’est pas !

La fin de ce triste spectacle est assez comique.

Que conseillez-vous à vos amis socialistes ?

De rester une force d’opposition, de réussir le congrès qu’ils ont convoqué, puis d’entreprendre un travail politique et intellectuel de fond jusqu’à l’élection présidentielle de 2027. Les Français n’attendent pas des socialistes qu’ils renversent le gouvernement mais qu’ils avancent des propositions sérieuses et un projet de société crédible.

Le déguisement socialiste de l’agent mondialiste finit par tomber par terre, l’ex-roi est nu et nous on se dit, en dézoomant un peu, que le peuple français mérite mieux que ses dirigeants. Sérieusement, quelle médiocrité, quelle malhonnêteté !

On ne sait toujours pas, au fond, s’ils sont cons ou s’ils nous prennent pour des cons. Peut-être les deux en même temps...

Jospin par un jeune barbu et une transgenre à chignon (2022)

 

Le Livre noir de la gauche française de Xavier Moreau chez Kontre Kulture

Jospin ou le Old Leader

 






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