Galhau, c’est l’extase aristo-méritocratique, un CV long comme le bras, X, ENA, BCE et Banque de France, PDG de la Cetelem (Paribas), plus des jetons à droite à gauche, sans oublier DSK, Sciences Po, finance verte, euro numérique, bref, un grand républicain qui œuvre pour le bien commun. Les rieurs, vous sortez.
Didier Maïsto, très en verve, ne va pas tarder, s’il continue sur sa lancée anti-oligarchique, à goûter aux joies de la Bastille. Déjà, on sent pointer la jalousie prolétaire pour l’homme de longue lignée.
« Monsieur Le Gouverneur
Le Très Honorable Monsieur François Villeroy de Galhau, ci-devant interviewé par La Très Respectable Madame Apolline de Malherbe, fille de Guy de Malherbe et de Marie-Hélène de La Forest Divonne, gouverneur d’une banque qui ne sert plus à grand-chose depuis le passage à l’euro.
Haut-fonctionnaire passé par BNP Paribas de 2011 à 2015 (directeur général délégué)
Gouverneur de la Banque de France,
25 500 € de salaire mensuel
60 000 € annuel en tant que « président de la Banque des règlements internationaux », un autre « machin » qui ne sert à rien
75 000 € annuels pour se loger, alors qu’il vit dans son propre appartement
50 000 € annuels en notes de frais, dont 10.500 € de notes d’hôtel 4 et 5 étoiles et
28 000 € de déplacements, à New York, Tokyo, Bangalore…Et Monseigneur vient dire aux gueux qu’il faudra choisir entre retraite et défense, en prônant « l’austérité ». »
"Nous ne pouvons plus tout nous payer comme avant" : pour François Villeroy de Galhau, il faut "faire des choix" entre retraites et défense pic.twitter.com/OmXAqR7C5h
— BFMTV (@BFMTV) March 20, 2025
Effectivement, avec cette sortie, le Galhau ne s’est pas fait que des amis dans la France d’en bas : prétextant une menace de guerre – la stratégie de Macron –, il en profite pour allonger encore la durée du travail (jusqu’à 67, puis 70 ans ?), raccourcir d’autant la durée de vie en retraite, ce qui en général raccourcit tout bonnement l’espérance de vie. En gros, c’est l’esclavage et la mort rapide, ou la mort rapide en Ukraine.
Pour ce projet maléfique, le Galhau peut compter sur la Malherbe, qui fait le job d’attachée de presse pour l’oligarchie. La presse suit le mouvement : ce titre du Monde donne l’idée de la préparation d’artillerie venue d’en haut. On serait un boomer multivax, on ferait attention à notre cœur, ces prochains temps.

Vous vous rendez compte, écrire ça, pour des gens déjà affaiblis, mentalement et physiquement, ce que ça signifie ?
Si la guerre semble encore loin, partout revient cette même peur diffuse. Ce sentiment que tout peut arriver. « On est tous déboussolés », commente Eric Gérard, maire de La Loupe. « Pour nous, ce qui arrive, ce sont des choses qu’on lisait dans les livres d’histoire », appuie Stéphanie Coutel, maire de Manou et infirmière à l’hôpital de Dreux.
Le Monde, dans un coin de France, récolte les impressions des habitants, et prend un malin plaisir à multiplier les craintes et les inquiétudes. La presse est toujours là, le doigt sur la couture du pantalon, pour instiller le virus de la peur. Quand on lit le journal des lobbys et des marchés, on découvre que c’est Trump qui veut la guerre.
Dans la matinée, l’Ukraine, la Russie et l’attitude irrationnelle du président américain, Donald Trump, prêt à faire valser l’ordre mondial et les alliances d’antan, occupaient aussi les conversations sur le marché de Fontainebleau (Seine-et-Marne). « La scène du bureau Ovale a marqué tout le monde », constate Frédéric Valletoux, ancien maire de la ville et député (Horizons) de Seine-et-Marne, évoquant la violente altercation du 28 février entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump qui, appuyé par son vice-président, J. D. Vance, avait tout fait pour humilier le président ukrainien.
« Trump va finir par envoyer une bombe à Poutine ! », s’affole un monsieur devant l’étal de légumes en saluant « son » député. « Depuis le Covid, les gens sont à fleur de peau. Ma femme, quand elle écoute la radio, elle me dit “on vend tout ? On va aller où ?” », s’épanche, quant à lui, Thierry Lebez, un entrepreneur local, quand un vendeur de bijoux, Jordan Reynard, avoue que même s’il le trouve « fou », Trump « fait des trucs bien », citant les mesures pour réduire les dépenses de l’État.
Attention au coup de la réduction des dépenses de l’État : Sarko en a profité pour démolir une partie des services publics. En réalité, ce sont tous les machins oligarchiques qui coûtent cher, les hôtels de région et toutes les boîtes à parasites, pas les infirmières et les pompiers.
Je vous présente Rémy Rioux, directeur de l'Agence française de Développement, soyez bien assis, c'est avec vos sous :
"On a doublé de taille depuis 2015, on a créé des milliers d'emplois, à l'AFD, on se sent africains, l'AFD est née en Afrique, elle n'est pas née en France.… pic.twitter.com/A3FVubeWMg— fred le gaulois Uniondesdroites (@FredGaulois) March 19, 2025
Aujourd’hui, c’est l’union sacrée, pas pour partir en guerre, mais pour nous faire les poches en nous montrant la lune ukrainienne du doigt, au loin. Tous sont mobilisés pour cette giga arnaque : les médias, les politiques, l’armée. Le général Desportes, qui n’a peur de rien, pas même du ridicule, lance la grande mobilisation des volontaires :
Service Militaire : "Il ne faut pas simplement des armes, mais des soldats pour porter ces armes. Il faudra faire appel à des Français volontaires pour aller défendre leur patrie" déclare le Général Vincent Desportes pic.twitter.com/gKaWT1CqHh
— LCI (@LCI) March 17, 2025
C’est sûr, la patrie française est en danger sur le Dniepr, et travailler plus, ça va nous servir à contenir puis renverser la puissante armée russe. Reculer l’âge de la retraite, ça permet de sanctionner l’économie russe, et la mettre à genoux.
Merci à Galhau, Malherbe et Desportes de nous montrer le chemin de la victoire ! Au fait, Le Maire, il est passé où ? Encore fourré dans une soirée spéciale ?