Mais, y avons-nous gagné au change ? C’est banal ce que je vais écrire : mieux vaut l’être que le paraître et ce Paris d’avant ravalement que j’ai découvert en y débarquant de ma Guadeloupe natale avait vraiment un charme indéfinissable : chanteur de rue, livraison de bloc de glace l’été dans une voiture tirée par un cheval, absence quasi-totale d"automobile dans de très nombreuses rues, les sympathiques ou non concierges, les commerces bien spécialisés (crémiers, boulangers, charcutiers, bouchers, poissonniers-notamment les vendredis, et seuls ouverts le Vendredi saint- etc.) Malgré nos différences, nos difficultés (crise du logement ) nous formions un peuple avec des racines gréco-catholiques communes. Ce temps-là est fini, hélas, trois fois hélas, nous n’avions effectivement pas de grandes choses matérielles, mais quel bonheur en comparant ce que nous vivons de nos jours et que je n’ai pas besoin de développer. Alors le Paris VRAI des immeubles noircis de jadis n’est-il pas préférable ?