Val Kilmer abattu par le cocktail sexe, drogue et rock and roll
3 avril 09:13, par SevJe ne savais même pas que cet homme existait ! C’est dire si d’avoir vraiment quitté le monde télévisuel et ciné de navets libère l’esprit de l’inutile...
Quant à la vie courte et intense versus la longue et pépère, j’oserai proposer un intermédiaire qui ne soit pas marqué du sceau des extrêmes.
Une vie tranquille et pépère serait-elle forcément ratée, ennuyeuse ou fadasse ? Evidemment non, mais notre époque à cela d’étrange qu’elle ne vend que de l’extrême en tout. Comme si la vie ne se résumait qu’à une sorte d’enragement à vouloir se sentir vivant.
Car, si la quasi majorité des agités de la notoriété à X milliers de $ l’heure, est consommatrice de substances censées stimuler leurs facultés à vivre ou à "performer" - comme adorent dire les con-seillers-en-vie - c’est précisément parce qu’elle ne vit pas ou plus.
La disparition de la Vie Intérieure (comme évoquait Bernanos père) est l’une des amputation méthodiquement organisée par la modernité. La surexposition de n’importe quel glumeux dans le PMV (Paysage du Monde Virtuel) traduit la mise en scène et en abime du Grand Spectacle Mondialisé.
La fameuse remarque Wharolienne se vérifie... qui n’a pas envie de se mettre en scène depuis l’irruption d’internet dans tous les foyers en remplacement de la télé ?
Il existe cependant encore en France des acteurs fort connus qui vivent discrètement (par choix) comme le firent les Ventura et autres Gabin... J’ai nommé un certain Romain Duris, pour ne citer que cet acteur talentueux qui n’apparait jamais dans les merdias.
L’Amérique n’est pas une nation mais une gigantesque boite de Pétri dans laquelle sont pratiquées toutes les expériences de destruction de l’humain. Qu’un acteur se gave de botox, de chimie stimulante ou de coups de bistouri apparait quasiment normal à la plupart des candidats à la notoriété et fortune vite-fait.
Comme me disait l’un de mes profs de philo : "le problème de l’Occident c’est de ne pas être capable de trouver l’équilibre". Il voulait dire que nous n’aimons rien tant que le trop ou le pas assez pour nous persuader d’avoir vécu. Pourtant, la grande Loi du Vivant demeure bien dans le juste milieu... et c’est bien ce que ne sait plus du tout faire l’homo post-modernus technico-creux...