La décomposition de la famille à l’origine des émeutes en Grande-Bretagne ?
14 août 2011 20:34, par HamzaJusqu’à un certain âge, un enfant entouré de ses parents, de sa famille, a plus de chance de trouver son « équilibre » intellectuel et social, par rapport à un enfant complètement déstructuré par l’éclatement de sa famille.(Les divorces, scandales, violences familiale, pauvreté, pédophilie etc... peuvent créer des lésions irréversibles chez un enfant )
Néanmoins, ça ne suffit pas à expliquer ces émeutes urbaines.
Je suis persuadé que certains de ces émeutiers, vivent dans de bonnes conditions familiales et sociales, tout comme certains émeutiers de 2005 en France.
Il y a aussi le facteur d’influence ou phénomène de groupe qui rentre en compte.
La majorité de ces jeunes, pris à part, sont absolument inoffensifs, voire peureuses.
Ce sont les mêmes qui pleurent au poste.
Moi même, je n’arrive pas à comprendre, pourquoi dans certains quartier, il y a autant de tension, alors que dans d’autres, avec les mêmes éléments sociaux, les mêmes populations tout se passe bien.
L’influence et l’importation du phénomène U.S. de la musique R.A.P. est un facteur à prendre en compte. Cette musique fait l’apologie de la violence urbaine, du vol, du deal, de la débauche...etc.
La jeunesse urbaine - enrôlée par les rappeur français et donc US - s’identifie à ses paroles, ses auteurs, et reproduisent par réflexe mimétique ce que la mode R.A.P. U.S leur transmet - tant au niveau de la gestuel, de l’élocution ou vestimentaire - via Skyrock, Fun Radio, M6 etc...
Ainsi, d’une manière générale, l’enfant des quartiers sensibles (qui écoute du RAP avec ses copains) grandit dans cette ambiance et finit par lui aussi reproduire ce que ses aînés - parfois ses frères - ont produit. « Effet moteur à explosion. »
Par ailleurs, ce phénomène de « banlieue », est alimenté avec cette stigmatisation inconsciente de la banlieue. J’entend souvent des gens parler de la banlieue comme d’un no man’s land.
Certains diront : « J’habite en banlieue, c’est la galère ». Alors qu’ils vivent en famille dans un superbe pavillon, et vous avez l’adolescent de 14, 15 ans qui va traîner avec les banlieusard des HLM.
Et là, il y a le facteur éducation qui entre en jeu, et qui est à mon avis le plus important quelque soit l’origine.
A force de répéter que les banlieusards sont en marge - alors que la majorité vit très bien - même ceux qui y vivent bien finissent par se persuader qu’ils sont en marge de la société.
Moi même, j’ai préféré ouvrir un livre plutôt que d’avoir un gun et un couteau.