Qui est le père de Laurent Joffrin ?
25 juin 2011 17:36, par Phelps
Si Marine Lepen a été nommée par son père (ce qui est faux), on pourrait tout autant dire que Joffrin l’a été par ses pairs...
Joffrin s’est à mon sens ridiculisé en se montrant agressif, peu sûr de lui et hésitant. C’est assez curieux de voir un journaliste se présenter comme tel et donner cette impression de très mal maîtriser cet exercice. Sans doute qu’il est difficile d’être dans le rôle de l’Inquisiteur.
De plus, il n’a pas su quoi répondre à l’argumentation de Marine Lepen selon laquelle une politique immigrationniste fait le jeu du patronat par l’effet d’un appel vers le bas des salaires. Quelle a été la réaction de Joffrin quand Marine Lepen a notamment rappelé que les syndicats allemands s’élevaient contre de telles pratiques de dumping social ? Aucune, il n’eut aucune réaction.
Et je passe sur Caroline Fourest (façon de parler..) qui a une fois de plus prouvé qu’elle était digne du titre d’intellectuelle faussaire. La citation qu’elle a extraite du site du FN (qui au passage reflétait les vues programmatiques du parti en 2007) est précisément sortie de son contexte, et amputée de son début. Jugeons-en :
« Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman. »
« Faute de crédits », ainsi ce n’est plus l’origine en tant que telle qui est pointée du doigt, mais le manque de crédit, et la phrase veut ainsi dire toute autre chose, notamment le fait que, à défaut de crédits suffisants, l’armée se retrouve contrainte de recruter parmi les jeunes les plus défavorisés. Et ce n’est pas scandaleux de dire que c’est parmi les jeunes issues de l’immigration -pour la plupart de confession musulmane- que se trouve la plus grande proportion de jeunes en désoeuvrement. Ce n’est pas racial, mais un fait tout simplement sociologique. Fourest, une fois de plus, se fourvoie.