Alexandra Henrion Caude – ARN messager : "on impacte les générations futures"
31 mars 2023 18:34, par Miville
Le problème c’est que désormais tout le monde se verra prescrire des médicaments ARNm pour une grippe, pour une dépression, pour un diabète léger, tout comme pour un cancer pris à temps, et que les médicaments non ARNm seront aussi obsolètes que la photo à émulsion. L’ARNm va permettre aux grandes pharmaceutiques de produire à peu près n’importe quel médicament ad hoc en jouant dans les codes de l’individu, en partant du point de vue que le digital coûte toujours moins et fait toujours mieux que l’analogique. D’après moi le digital en musique aux dépens du vinyle a été concomitant avec la fin de la chanson à texte : il y a désormais la musique d’ambiance à prétention new age pour les milieux d’affaires et le rap pour le prolétariat. Une Édith Piaf, un Léo Ferré, un Chet Baker, un Sinatra ne se peuvent plus. Il en sera de même dans le domaine de la santé : ces médecins qui plastronnent en imposant du Pfizer en tant que nec plus ultra ne se rendent pas compte que les grands labos les rendront surnuméraires eux aussi. Les règles de prescription seront si contraignantes que le praticien n’ayant plus d’initiative pourra être remplacé par un médic uber, surtout que la connaissance de la chimie ARN restera un domaine trop spécialisé pour les praticiens médicaux. Est-ce que la musique digitale réconforte autant que la musique analogique : l’expérience montre que non. En particulier la musique numérique même si elle est agréable sur le coup semble rendre tout un chacun blasé de toute musique sauf pour un effet de drogue douce ou dure. Il en sera de même pour la santé : chacun sera obligé de prendre quatre ou cinq molécules qui limiteront le niveau de vitalité du public et fera de la vie une mort lente.