Mais qui peut avoir envie de craquer 12 € (ou plus, nan ?) pour subir un navet pareil ? Non pas pour "se payer" la VBT juste comme ça pour suivre le courant proposé par l’article d’E&R, non, mais parce que si le cinoche français sombre lentement - mais sûrement - depuis des années c’est parce qu’il fait exactement comme la télé... de la consanguinité.
L’entre-soi est une spécialité du PAF français et le cinéma français s’étant notoirement féminisé (reste que les polars, souvent bien torchés, de Marchal), forcément il papote, il sussure, il minaude, en bref, c’est du Annie Ernaux ! Des petites histoires personnelles, souvent de bourgeoises qui s’emmerdent ou, comme la Catherine Breillat - disparue des radars après avoir été abusée par un jeune prétendant qui la dépouillée, suivi d’un AVC - des scénars limite porno malsains.
Est-ce que l’aventure théâtrale des Amandiers sous la houlette de l’ambigu Chéreau est si passionnante qu’elle mérite d’être racontée au cinéma par une autre bourgeoise à la voix insupportable et au talent très discutable ?
Evidemment, non. Quand on travaille "en famille", en général ça produit de la dégénérescence... suffit de voir les "fils et filles de" pour mesurer l’implacable réalité : le talent ne se transmet pas comme un patrimoine immobilier. Et si on veut se faire une idée de l’insignifiance de la petite famille du cinéma français, on mate quelques minutes les cérémonies de remise de Césars et on découvre une concentration de vieilles stars, cernées de jeunes arrivant et espérant qui ignorent encore l’insondable vacuité des pâles produits subventionnés par des mecs qui n’ont aucun intérêt pour le cinéma puissant mais beaucoup pour les gros paquets d’argent à pomper.
Céline disait - à propos du génie en littérature - "un seul par siècle". Si vous en trouvez un(e) parmi les "espoirs" du cinéma français vous me faite signe ?