Immersion chez les riches
15 août 2022 05:47, par pipelette
Le riche a les traits mous.
Il est trop bien alimenté, comme le politicien. Il digère donc plus souvent qu’à son tour. La digestion ralentit la créativité, endort le talent, avachit. Le riche devient tout le contraire d’un prince charmant ; il a pris l’aspect de son épicier. Il fait bâiller quand il cause.
La riche est moins mangeuse, moins digéreuse, plus résiliente à la vie de femme riche : il faut tout supporter de bonshommes gavés, piochant dans le tas de tout, toutes et tous.
Hermine de C-T ne parle que de choses qui intéressent les classes moyennes, ce qui ne l’empêchait pas d’être agréable à regarder et même sympathique.
Le rôle d’une femme aristocratique : vertu, tenue, élégance physique et morale, piété, noblesse de sentiments, discipline personnelle, droiture et courage dans l’adversité, font place dans son cas à une adaptation complète à la jet set vulgaire d’aujourd’hui. On se dit : il suffit d’avoir les sous, on les fréquente et on passe pour l’un d’eux.
Elle a quand même eu sa messe d’obsèques à St-Pierre de Montmartre. Bon sang ne saurait mentir, à son dernier instant.
Son prince charmant improbable jusqu’en 2009 :
"Alastair Cuddeford (...) homme d’affaires de 54 ans (...) se définit lui-même comme un "libertarien" progressiste "bien éduqué, qui a beaucoup voyagé et été bien nourri". C’est un financier britannique spécialisé dans la banque d’investissement.