La justice face à l’inceste... et l’inceste face à la justice
27 février 2021 22:07, par PMJLL
En 1995 je me suis trouvé à Briey en conversation présumée de courtoisie avec une très jeune juge d’instruction fraichement émoulue de l’ENM (Ecole Nat. de la Magistrature) de Bordeaux. Je savais par des échanges précédents qu’elle était très à gauche. Nous étions dans son bureau et j’étais assis décontracté sur sa table de travail.
Taquin, je lui reproche poliment sa facilité à mettre sous mandat de dépôt. En effet peu de temps auparavant elle avait fait enfermer plusieurs mois un jeune Marocain de Longwy qu’elle avait pris pour un grand terroriste. Finalement il avait dû être libéré en catastrophe car il s’agissait d’une simple homonymie avec un vrai terroriste recherché pour attentat.
Pour se "disculper" la juge se retourne vers son tableau mural comportant les fiches des incarcérés par ses soins du moment. 3 fiches seulement étaient visibles. "Vous voyez je n’en ai que 3".
Elle m’explique qu’en plus la fiche du Marocain est encore l’une des 3.
Une autre fiche est celle d’un jeune ingénieur français qui avait osé ramener ses Ferraris des Emirats en franchise de droits et de TVA, alors que la Douane prétendait qu’il avait abusé de l’exonération accordée aux expatriés déménageant leurs affaires pour rentrer en fin de contrat de travail (le gars furieux sera libéré 6 semaines plus tard).
Je demande et le troisième ? Ah lui, c’est pour un inceste, un père de famille qui a violé son fils. Elle ajoute en souriant "mais je n’en suis pas sûre du tout". Je lui réponds que si la famille était troublée auparavant, maintenant au moins elle l’a cassée, ce qui dans le doute, est bien pire.
J’en avais assez entendu et je suis sorti en pensant "quelle parfaite cruche, plus nulle, tu meurs" !!!
Fin de l’anecdote garantie exacte.