Woody Allen est marié avec sa « belle-fille adoptive » (oui, car l’histoire est un peu compliquée) Soon-Yi Previn et a des doutes sur la paternité de son fils Ronan Farrow.
Le récit ne choquera guère les ménagères de plus de cinquante ans abreuvés aux Soap Opera américain dans lesquelles tous les personnages se marient entre eux en faisant fi des relations familiales qui les relient.
Car, certes, Soon-Yi est à la base la fille adoptive de Mia Farrow et André Previn, mais il n’empêche que symboliquement Ronan Farrow considère qu’en l’épousant Woody Allen est devenu à la fois son père et son beau-frère.
Dans les productions américaines déjà mentionnées, on justifie ces transgressions de la famille symbolique par la non-consanguinité, et ensuite c’est « open bar » ; on fait fi des conséquences psychologiques sur les enfants qui eux considèrent à juste titre que la famille recomposée ou symbolique par adoption suit les mêmes règles morales qu’une famille dite « normale ».
Il y a fort à parier que de nombreuses célébrités qui ont adopté des enfants sans vraiment réfléchir à la cohérence des ces gestes (Spielberg par exemple) soient dans le futur de plus en plus critiquées par ces enfants devenus adultes.
Et pour revenir au sujet, je pense que Woody Allen finira, d’une façon ou d’autre, par faire publier ses mémoires même si la controverse est pertinente.