(III)
Le monde supérieur (et différent) que nous mérita le Christ nous introduit dans une dimension supérieure ou la sollicitude par rapport à la cohésion et l’harmonie entre les êtres est d’actualité : bien loin, en conséquence, des sempiternelles et insignifiantes joutes doctrinales qui, depuis trop longtemps, opposent les uns aux autres ! Car si la Religion est bien le fait de relier et d’intégrer chacun dans une existence certes physique mais dépassant néanmoins la seule densité, permettant l’accès à une forme de vie supérieure, alors doit exister un point commun (au sein des hommes) qui ne peut être d’un niveau autonomiste ou disjonctif. Point commun rattacherant par ailleurs à la Divinité... Et quel pourrait bien être ce foyer unitif sinon l’Esprit d’Amour ?
L’ego (inférieur), qui s’assimile intellectuellement au Principe (mais sans s’unir à Lui !), n’est qu’une version tronquée et fallacieuse qui génère des incohérences et des fourvoiements sans fin. Surgissent alors la disparité, l’égoïsme, la supériorité supposée, la peur des autres, voire l’indifférence ou la barbarie. Logique et triste fatalité... Inversement, le salut espéré (POUR TOUS) appelle notre totale et entière collaboration pour changer non seulement le monde mais ce qui nous caractérise fondamentalement : c’est-à-dire notre coeur.
La véritable intelligence n’est donc pas de suivre le courant et l’esprit du monde, c’est-à-dire celui qui porte à la division de multiples manières (ce que nous savons, ou devrions savoir, depuis longtemps) : la Puissance transcendante qui dure et subsiste s’appuie sur la Flamme éternelle, sur l’Esprit Saint en nous, et ce dernier ne Se trouve, ne S’atteste, ne Se ressent, ne Se vit que d’une seule et unique manière... Encore une fois il "suffit" de regarder le Christ !