Abbé Beauvais – Foi catholique et engagement politique
5 avril 2019 19:34, par Thot
(II)
La croyance ignorante, dont l’amour à géométrie variable est une de ses composantes inhérentes, voudrait donc surtout d’un Dieu intervenant, d’un Dieu-sauveteur : en oubliant, hélas, que c’est par l’Union, par la Ressemblance (et donc grâce à l’Amour puisque Dieu est Amour) que l’homme peut (et doit) établir le monde de Justice souhaité !
Le Christ a-t-il supprimé l’esclavage (très grand fléau) en Son temps ? Non point ! Il S’est "simplement" évertué à propager un message de Charité et de Compassion (même envers ceux qui Le martyrisaient) : Exemple des plus limpides (mais apparemment toujours invisible pour nombre de personnes) que la Quête du genre humain n’a pas pour destinée l’imposition sur les consciences aux fins d’un pouvoir temporel (et lié à une seule et unique Foi) mais, à partir d’actes totalement altruistes (christiques), l’élévation, la pureté et le salut de ces dites consciences...
Le problème, en conséquence, n’est pas (ne fut jamais) l’orientation prise par l’Église Catholique : ce monde est abandonné pour un temps aux forces adversaires, pourquoi dès lors s’étonner que l’Institution se fissure ? Non, l’essentialité est l’orientation de vie prise par chacun, personnellement, par rapport à ce que demande l’Oint ! En outre, à moins de manquer de foi, qui oserait prétendre que le Sacrifice eucharistique et la réalité des Sacrements ne sont plus d’actualité malgré l’effondrement (à tous niveaux) de l’Institution ? Qui aurait l’indécence de prétendre que son prochain, même avec une culture, un système de valeur ou une croyance différente, n’a pas une valeur identique à lui-même ?