Marine Le Pen : "L’euro est un boulet mais en sortir n’est plus une priorité"
19 janvier 2019 16:39, par oops
"elle préfère que le pays retrouve d’abord sa souveraineté frontalière, économique et budgétaire."
L’ennui est que l’euro va de pair avec la politique monétaire commune et le Marché unique qui comprend l’intégration économique et budgétaire. Donc souveraineté et euro son des oxymores, ce que Marine ne semble pas avoir remarqué. Elle reconnaît implicitement que pour financer son budget, elle aura besoin de la dette levée en euros sur les marchés, tant que la base fiscale ne sera pas rentrée en France. Et là elle peut toujours attendre, car la mondialisation des marchés est devenue un fait incontournable qui oblige les entreprises à suivre la finance internationale qui fait ou défait les marchés.Donc les propos de Marine sont parfaitement incohérents, tout comme ceux de Theresa May qui est incapable de présenter un plan B convaincant deux ans après le référendum du Brexit. Une vision alternative suppose une certaine capacité intellectuelle et surtout une force de conviction, dont nos politiques sont totalement dépourvus. C’est la raison pour laquelle le peuple est tenté de reprendre la main de façon anarchique en contournant le système institutionnel. Le drame est que la vision mondialiste conduit à faire monter indéfiniment la pression sur les peuples jusqu’à l’explosion, qui ne manquera pas de se produire étant donné l’évolution économique générale sur tous les continents. Comme l’a très bien montré Asselineau, l’euro a conduit à une ponction financière énorme sur les peuples (de l’ordre de 700% d’inflation des prix à la consommation étalée sur dix ans), alors que les salaires constants ont régressé depuis 1999. Ce n’est certes pas la transition écologique qui va arranger les choses avec l’accroissement des dépenses occasionnées par le surcoût énergétique et les infrastructures hors de portée du commun. Malheureusement la Chine conduit la vision européenne et la Russie suit le mouvement du fait de sa totale dépendance vis à vis du capital étranger. Alors le FN a beau se creuser les méninges, sa révolution nationale est coincée dans ses contradictions républicaines.