D’accord avec cet article, sauf sur un point essentiel (qui est par ailleurs en dehors du sujet)
Pierre Hillard écrit en effet :
(Zemmour) admire Clemenceau alors que ce dernier acquis aux intérêts anglais empêcha, en octobre 1918, l’armée alliée de Franchet d’Espèrey présente en Europe centrale de fondre sur Berlin vide de toute résistance ce qui aurait permis de casser l’Allemagne. L’Angleterre ne le voulait absolument pas et Clemenceau fut l’agent docile de cette politique concrétisée par le Traité de Versailles en 1919 dont la France paya la note en 1940.
Hillard croit-il vraiment ce qu’il écrit à propos du traitement réservé à l’Allemagne vaincue ? Pense-t-il qu’elle n’ait pas été assez "cassée" (c’est le mot qu’il utilise), alors que les historiens honnêtes ont reconnu, dès l’après-guerre (de 14-18), que le traité de Versailles, loin de "concrétiser" une politique trop laxiste envers l’Allemagne, était une ignominie et ne manquerait pas de provoquer une autre guerre mondiale ?
Qu’il lise ou relise, notamment, le livre de Jacques Bainville publié en 1919, Les conséquences politiques de la paix, qui décortique les traités et prévoit l’alliance de l’Allemagne avec l’Italie, sa réunion avec l’Autriche (Anschluss) et, à terme, la 2e guerre mondiale.
"Casser l’Allemagne" davantage en octobre 1918, comme l’écrit Pierre Hillard, n’aurait donc pu qu’aggraver le risque d’une nouvelle guerre.
Et par parenthèse, qu’un chrétien comme lui soit partisan de l’acharnement contre un vaincu me paraît pour le moins étrange...