Deux siècles de régime républicain – Une conférence de Patrick Buisson
9 février 2018 21:44, par de profundis
La digression sur le rôle des femmes avant et après la Révolution Française, est, de la part de Patrick Buisson, soit un passage démagogique et opportuniste pour rallier à lui un aéropage de protagonistes lui faisant défaut, soit un véritable contre-sens d’ordre symbolique qui, il est vrai, échappe à la plupart de nos congénères. Le sieur Buisson oublie évidement pour ne pas s’attirer les foudres de la Gente féminine, de préciser que le rôle de la femme avant la révolution avait déjà dégénéré depuis de nombreux siècles et se faisant avait ainsi pu préparer le lit de la révolution. Il aurait dû rappeler que le rôle de celle-ci dans les sociétés Traditionnelles était éminemment intérieur, c’est-à-dire lié intimement à la symbolique représentative du sexe féminin. Le pouvoir donné par la Nature aux femmes est donc principalement défini par l’influence et l’état passif qui est complémentaire du pouvoir masculin dont sa représentation symbolique est expressément tourné vers le dehors et l’actif. Les aspérités intellectuelles du pouvoir féminin sont principalement d’ordre psychologique (la lune), pragmatique (la matière) et progressiste (le devenir) et donc fortement substantialiste. A contrario, ou plutôt en complément, l’homme possède intérieurement l’ordre spirituel (le soleil), l’immanence(le ciel) et est donc principalement essentialiste. C’est dommage que ce brillant intellectuel de droite se soit arrêté au milieu du gué (comme beaucoup d’autres d’ailleurs) et n’ait pas pris le temps de regarder l’Histoire et la Politique, non pas par le petit bout de la lorgnette, mais par l’unique et indépassable point de vue qu’est la Métaphysique (certains ignares moqueurs diraient l’ésotérisme). Car sans cette ultime niveau de compréhension, il est vain d’essayer de remettre l’Histoire à sa place parce qu’au final cela perd tout son sens. Il est hélas, comme beaucoup, imbibé et saturé de l’ère du temps qui assombrit les mentales et perd à tout jamais cette Lumière originelle dont avons tous besoin.