Ce qui nous assassine ici c’est l’ignorance crasse, à commencer par celle de Megyn Kelly qui offre pour le coup, en bonne WASP au cerveau étriqué, le bâton, pour que se fasse battre la tradition par les illuminés séculiers, « à l’ouest ».
Et de s’en trouver avec le Père Noël de la surenchère, en cadreau au pied du sapin. Idiote ignorante !
On négligera les paiennes Saturnales et les cadeaux offerts aux enfants de l’époque pour n’en retenir que le fil conducteur christique, s’il en est : la fumeuse descendance du Père Noël (détesté parfois des croyants pour son aspect contemporain mercantile) qui emprunte, pour s’inscrire dans la continuité, et à Saint-Nicolas dans un premier temps, et aux offrandes faites par les Mages au glorieux bambin, fondateur du mythe, dans un second.
Or, si Balthazar n’est pas le Mage, noir, africain, Melchior l’Indien au faciès asiatique et Gaspard le Perse aux cheveux grisonnants, je veux bien me faire moine (de ceux qui acceptent la mixité non chaste) pour remettre dans le droit chemin à l’aune d’une acèse inflexible et expiatrice, au sein du monastère, les brebis égarées comme Megyn Kelly, pour leur faire toucher du doigt l’utile concupiscence à son paroxysme, afin de calmer leurs ardeurs de vierges effarouchées, par ce que les Mages, avaient déjà, en leur temps, réussi à rassembler en cheminant à la ferveur de quelque réconciliation.
Ded Moroz le russe (et sa petite-fille) comme Moș Gerilă le roumain étant d’ailleurs les parfaites répliques laïques de ce de continuum. Pas sûr, en revanche, que ces deux derniers se révèlent de la jaquette.