Quand j’étais petit, Noël, c’était un p’tit moment magique.
On aime bien se raconter des histoires, croire en tout un tas de conneries.
Mes parents habitaient un immeuble où on a avait pas de cheminée, dans l’appart’...
Techniquement, ça correspondait pas trop au conte.
C’est à partir de là que j’ai commencé à douter de plein de trucs.
Mais je me souviens, les vitrines des Galeries Lafayette, dans les années 80, c’était merveilleux, hyper chiadé, des décors de paysages, des scènes animées, t’en prenait plein les yeux, le nez collé au carreau, ceux qui avaient réalisé ça, ils y croyaient, c’était toute une féérie, mieux que les putes à Amsterdam.
Rambo 2, c’est le meilleur film du monde, et t’as envie d’être comme Stallone, à niquer les méchants en hélicoptère.
Et pis ensuite, tu te rends compte qu’il mesure 1m60, et que ce sont les montagnes hollywoodiennes...
Noël, c’est un peu ça, tu veux bien y croire, c’est sucré, c’est joli, mais tu sais que c’est du flan.
Lorsque tu es gamin, le monde a l’air immense, et t’es prêt à gober n’importe quoi.