Maintenant que les grandes guerres sont révolues, on passe à un stade supérieur où le principe de la guerre doit être étendu au quotidien et à tout un chacun. Ce stade supérieur revient à rendre la guerre permanente, pis ! une possibilité de tout instant, et non plus exceptionnelle, prévisible et organisé. Visiblement ça s’appelle le terrorisme, ou plus précisément ce que les médias appelle la menace terroriste.
Car voilà la vraie terreur : laisser planer une menace terroriste au quotidien comme un mauvais sort qui pourrait s’abattre à tout moment... l’attaque terroriste en tant que telle n’étant qu’un épiphénomène, un fait divers ad hoc pour corroborer et valider la réalité pré-fabriquée par le pouvoir.
La terreur physique est toujours ciblée et concentrée en un point et donc visible, c’est presque anecdotique. tandis que la terreur psychologique est diffuse et permanente, palpable mais pas vraiment visible à l’oeil nu ; et le seul moyen de lui conserver sa permanence, c’est bien de l’actualiser et de la concrétiser ponctuellement dans le réel - le monde physique - par une action choc, ou encore mieux, une action spectaculaire.
Ce qui nous amène aux questions plus triviales du budget et du casting.