Communes nouvelles : le mémoricide programmé
6 octobre 2015 14:23, par Odyle
Je suis moi-même née à la Roche-sur-Yon en Vendée, ville qui a vu son nom transformé au cours de l’histoire, Napoléon (sous le Premier Empire, les Cent-jours et la Deuxième République), Bourbon-Vendée (sous la Restauration), Napoléon-Vendée (sous le Second Empire). Elle reprend son nom d’origine en 1870. Le changement de nom d’une ville n’est donc pas récente.
La France est le pays qui compte le plus de communes en Europe, avec plus de 36.000. La France possède, à elle seule, près de 40% des communes de l’Union européenne. Il est évident que le projet de communauté de communes fait sens contre le gaspillage. A titre de comparaison, l’Allemagne en a 12 000 (81,5 millions d’habitants) et l’Italie autour de 8 000.
Quant à la perte de repères liée au changement de nom, il suffirait peut-être de faire des noms composés et de garder sur le panneau d’entrée de ville au moins le nom de l’ancienne commune ! Avec Internet on retrouve vite l’historique des lieux et donc la transmission de la mémoire subsiste, indépendamment dans la conscience collective des habitants.
L’Etat ne peut effacer le passé...et encore moins en Vendée où la marque du génocide sous la Révolution française est omniprésente...ne parlait-on pas dans les documents officiels de cette race qu’il fallait exterminer ?