L’héritage bolchévique en Russie et en Ukraine
7 juin 2015 19:04, par nicolasjaissonLa désinformation à propos de la Russie bolchevique bat son plein. Antony Sutton raconte très bien comment les Etats-Unis ont permis au régime communiste de survivre pendant la NEP et les années qui ont suivi avec la mise en place des fameux plans quinquennaux inventés et administrés par des ingénieurs américains envoyés en mission par l’administration de F.D. Roosevelt, grand ami de Staline. Autrement dit, ce sont les groupes capitalistes américains qui ont permis au régime soviétique de ne pas sombrer corps et biens en apportant l’assistance technique et les capitaux nécessaire à la reconstruction des bases industrielles. Idem pour la seconde guerre mondiale, dont les premières années ont été marquées par la reddition de millions de soldats russes qui ne voulaient pas se battre pour une dictature folle et inhumaine. On sortait alors de fameuses purges et des défaites contre la Finlande suivies par l’invasion des pays baltes dont une bonne partie de la population fut exterminée au goulag. Le régime de Staline a été sauvé in extremis pat l’aide militaire massive des Alliés qui ont prélevé sur leurs propres stocks de masses énormes d’équipement. C’est Harriman, envoyé spécial de Roosevelt a Moscou qui a pris le contrôle de l’administration soviétique de 1942 à la fin de la guerre. Il faut noter que Poutine ne condamne pas le communisme en tant que tel, mais seulement les défauts de patriotisme de la part de ceux qui se sont montrés des traîtres à l’Etat russe. Or l’armée allemande s’est d’abord battue contre le communisme et non contre la Russie, entraînant avec elle de nombreux contingents étrangers, qui voulaient abattre une bonne fois pour toute le fléau communiste par une victoire contre l’URSS. L’armée rouge s’est distinguée par une brutalité extrême d’abord contre ses propres soldats (voir la bibliographie de Lopez sur Joukov), puis contre ses adversaires de classe en Allemagne et dans les pays d’Europe de l’Est. Les millions de victimes civiles allemandes sont là pour attester de ce comportement barbare, qui a été imité ensuite dans les pays occupés par l’Armée rouge qui sont subi des purges à répétition menées contre les "ennemis de classe". L’Europa actuelle en porte encore les stigmates, notamment dans l’ex Yougoslavie, dans les pays baltes ou en Ukraine dont l’intelligentsia a été systématiquement exterminée.