Mes respects à monsieur Drac, tout d’abord. Il ne ménage pas son effort pour défendre sa position, ce qui est honorable.
J’aimerais attirer l’attention sur un concept qui me semble tout à fait pertinent, mais qui ne figure pas dans l’exposé de M. Drac : le déterminisme.
Qui peut nier que le lien de sang se lit sur les visages ? dans les gestes, voire les attitudes ? Est-ce folie que d’admettre qu’une certaine partie de notre personalité est programmée ? Sartre croyait que ¨l’existence précède l’essence¨, mais qu’en est-il vraiment ?
Sur la même ligne de pensée, est-il délirant de postuler que les us et coutumes régionnaux, depuis les patois jusqu’aux traditions immémorielles, s’appuient en grande partie sur une forme de tribalisme dont l’essence est la filiation ? À mon avis, il est moins invraisemblable qu’une forte quantité d’individus adoptent des comportements semblables s’ils sont liés par le sang, que par la conjecture des événements.
Pour en arriver aux races : Ne seraient-elles pas que l’extension sur des millénaires (dizaines, centaines, milliers ?) de cette tendance à non seulement se regrouper avec des semblables, mais à produire sciemment, par l’éducation et la tradition, des émules, c’est-à-dire d’autres soi-même ?
Ajoutez-y un fond de guerre des clans, poussant chacun dans ses retranchements : les plus audacieux iront peupler les montagnes inaccessibles aux plus paresseux, lesquels en revanche créeront des outils et des machines. Chacun s’adaptera à son espace jusqu’à exacerber les caractéristiques déterminantes à sa tribu, puis les transmettra à la génération suivante, etc. etc.
À mon avis, il ne s’agit pas de décider de quel mécanisme affecte notre évolution. Ils nous affectent vraisemblablement tous, il nous reste à déterminer dans quelle mesure.