L’affaire Cahuzac semble bien plus grave.
Lavrilleux a certainement raison de dire que la legislation sur les comptes de campagne est à côté de la plaque, et le PS, voire même d’autres partis, ont certainement dérogé aux règles.
S’il ne s’agit pas d’argent volé mais d’une présentation fallacieuse des faits pour coller à une législation dingue, qu’y a-t-il de si surprenant ? Si un parti souverainiste veut encore se laisser une chance d’accéder au pouvoir de cette Ve République, il devra faire pareil.
Cette inégalité de visibilité fut sensible lors de la campagne 2012, en dépit des impératifs requis par le CSA et autres. En sachant combien l’élection est malicieuse, propagandiste, avide, c’eut été naïf de s’attendre à autre chose.
Sarkozy et Copé connaissent très bien ces écueils sans que personne n’aient beoin de les en informer. A moins qu’un témoin à charge les balance avec obstination, ils nieront tout en bloc et ne seront probablement pas inquiétés.
Beaucoup de tapage pour une affaire qui révèle surtout combien l’élection est misérable.