Le Hezbollah veut punir Israël pour le meurtre d’un de ses dirigeants
22 décembre 2013 01:27, par Foxtrot@solmed : soit vous avez un problème de compréhension soit vous interprétez ce qui vous plaît pour arriver à de telles conclusions.
Si la séparation entre chiisme et sunnisme n’est au départ due qu’à une divergence concernant la façon de nommer celui qui dirige les Musulmans cette séparation est devenue au cours des siècles bien plus profonde au point de donner deux dogmes fondamentalement différents puisque les sunnites ne reconnaissent pas le concept d’imamat avec des imams prétendument infaillibles issus de la descendance du prophète et de l’autre les chiites ne reconnaissant pas le concept de califat où un calife est élu même si il n’a pas de lien de sang avec le prophète.
L’Islam dans les régions où il est majoritaire (seulement) et quel que soit le courant religieux (sunnite/chiite/etc.) ne peut être réduit à la sphère privée puisqu’il a vocation à englober la vie sociale, politique et économique. Il ne s’agit donc plus de "simples divergences" dans la croyance mais de deux idéologies rivales sur le plan religieux et surtout géopolitique ce qui m’avait amené à citer l’exemple de Saladin.
La rivalité entre pouvoirs sunnites et chiites n’empêchent absolument pas l’existence de luttes intestines entre dirigeants d’un même courant religieux ce qui explique l’affrontement Abassides/Omeyades nul besoin d’émettre de théorie sur de prétendus "ancêtres de sunnites" que vous voudriez m’attribuer pour ensuite contre-argumenter. Si cette rivalité selon le courant religieux n’existe que de manière limitée entre musulmans lambdas (voilà pourquoi votre exemple de familles "mixtes" sunnites-chiites bien que vrai n’est absolument pas transposable à l’échelle d’états qui se concurrencent) encore une fois dans les luttes d’influence elle a toujours existé justement à cause des enjeux géostratégiques/politiques du Moyen-Orient relisez aussi l’histoire des Séfévides.
Vous parlez de cohabitation harmonieuse en citant le Bahreïn, l’Irak, le Koweït, mais je rajouterais aussi l’Iran et l’Arabie Saoudite. Justement comment les pouvoirs en place dans TOUS ces pays traitent leur minorité sunnite/chiite (selon le pays) si ce n’est en les maltraitant ou en les considérant comme des citoyens de seconde zone ?
L’intérêt des États prévaut sur celui des peuples si nécessaire, l’Iran ne fait pas figure d’exception voilà pourquoi je trouve parfois l’idée de "camp de la résistance" un peu simpliste sans être pour autant un pro-wahabite, pro-sioniste, ou autre groupie atlantiste.