Débat entre Myret Zaki et François Asselineau sur les États-Unis
30 octobre 2012 01:06, par goy prideIl ne faut surtout pas sous-estimer Myret Zaki ! Elle est brillante ! Bien que son européisme ne soit pas ma tasse de thé il faut admettre qu’elle a été plutôt convaincante face à un Asselineau habituellement très dangereux, or sur ce coup ce dernier a été très sérieusement mis à mal, d’ailleurs c’est la première fois qu’Asselineau se retrouve en difficulté face à un de ses contradicteurs. Un grand débat !
Il semblerait que la vérité soit en quelque sorte à mi-chemin entre les affirmations de Zaki et d’Asselineau, c’est à dire que les Américains ne souhaitent pas la disparition de l’Euro mais plutôt son affaiblissement permanent et de ce fait ils doivent s’adonner à un exercice périlleux consistant à affaiblir l’Euro sans pour autant provoquer sa désintégration ni la fin de l’Union européenne. Ceci expliquerait pourquoi certains indices d’une part laisseraient à penser qu’il y a tentative d’affaiblissement de l’Euro ressemblant à des velléités de destruction et d’autre part il ait des actions de soutien de l’Euro. Si l’on rajoute à l’équation l’action des fonds de pension qui ont leur propre intérêts la donne se complexifie encore un peu plus. Myret Zaki se focalise sur les tentatives d’affaiblissement et en déduit peut être à tort que les USA veulent la destruction de l’Euro, quant à François Asselineau lui se focalisent sur les actions de soutien de ce même Euro et en déduit probablement à raison que les USA souhaitent sa survie.
En fait la théorie de Myret Zaki d’un euro fort contrepoids au dollar est fonctionnel sur le moyen terme mais au prix de sacrifices inacceptables pour les peuples européens. Un euro fort contrepoids au dollar ne peut pas bénéficier à tous les pays d’Europe mais qu’à une minorité dont l’Allemagne. Les autres pays sont voués à une désindustrialisation et insupportable paupérisation massive de leur population. L’UE et l’Euro ne peux être viable qu’au prix de la destruction de la plupart des nation européennes qui seront relégués au rang de simple province. La question est de savoir si les Français veulent être membres d’une province assujettie à un ensemble aux intérêts prioritaires aux siens ou s’ils veulent être les citoyens d’une nation libre.
A mon regret, car anti-euro et anti-européiste convaincu, il faut admettre que Myret Zaki a gagné ce débat. Il ne reste plus qu’à François Asselineau d’en tirer leçon et d’affiner son analyse par un argumentaire plus pointu.