Mariano Rajoy le nouveau premier ministre venu du Parti Populaire est devant le mur. Le gouvernement espagnol présentera vendredi son budget 2012 rectifié, afin de parvenir à réduire sur le papier le déficit budgétaire à 5,3 % du PIB. Rien moins que 55 milliards d’euros de coupes ou de recettes budgétaires supplémentaires doivent être trouvées. Autant cette année que l’année prochaine, pour tenter revenir à un déficit de 3 % du PIB en 2013 comme exigé par le Keiser Merkel. Et à condition que la récession ne s’approfondisse pas ! En décembre dernier, le précédent budget avait déjà permis de dégager 15 milliards d’euros de coupes et de hausses.
Après avoir vécu au rythme de la Grèce et du syrtaki, l’Europe va désormais suivre le rythme espagnol et son flamenco, qui pourrait bien entraîner à sa suite l’Italie et ses tarentelles.
En Italie, l’état de grâce dont à bénéficié Mario Monti est à présent terminé et son projet de réforme du travail suscite dans le pays une réaction plus forte que prévue en dépit de sa prudence de chat, ranimant des jeux politiques parlementaires momentanément assoupis. Les marchés sont déjà à l’affut : la prime de risque que doit payer l’Espagne pour se financer est montée de 350 points, dorénavant supérieure à celle de l’Italie.
Quant aux mesures de renforcement du FSE, elles n’auront permis seulement que de gagner du temps, de s’offrir une accalmie le temps es élections françaises et allemandes à venir. Après les urnes, la tempête...