Une personne intersexuée déclarée de "sexe neutre" par un tribunal

Une grande première en France

Publié le : mardi 9 février 2016
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Il a 64 ans et, malgré cet âge, une silhouette d’adolescent imberbe. Monsieur « X » est né ni garçon, ni fille. Il était doté à la fois d’un vagin rudimentaire et d’un micro-pénis. C’est un intersexué, autrefois appelé hermaphrodite. Il a été inscrit à l’État civil comme homme, a reçu un prénom de garçon et a été élevé comme tel. C’est la première personne déclarée de « sexe neutre » en France, suite à une décision du tribunal de grande instance de Tours.

 

Le troisième sexe existe-t-il ?

Derrière la distinction homme/femme, la plus évidente, il y a une multitude de cas, certes minoritaires, où le sexe d’un individu n’est pas clair. Une fois sur 4 000, le scénario de la naissance déraille et apparaît un bébé dont personne ne sait, de prime abord, s’il est un garçon ou une fille. En effet, son appareil génital n’est pas correctement développé. Il peut s’agir d’un micro-pénis, ou encore d’une vulve fermée. Impossible alors de l’inscrire à l’État civil, sauf à choisir arbitrairement. La case reste donc vide pendant un temps, qui peut durer jusque trois ans en France. Ensuite, il faut choisir, « F » ou « M ».

Dans la majorité de ces cas, les recherches (tests génétiques et hormonaux, échographies), permettent de déterminer le sexe de l’enfant. En tout cas, de quel côté il « penche » le plus.

« Le sexe s’impose au vu des résultats des examens et ne prête pas à discussion », nous expliquait en 2012 le professeur Georges Audry, chirurgien à l’hôpital Trousseau, à Paris

En une semaine environ, les parents sont fixés. Louise (*), par exemple, est née « virilisée ». Elle était dotée de deux minuscules testicules et d’un pénis collé, « comme une boursouflure », nous racontait sa maman, en 2012. Génétiquement, Louise est de chromosomes sexuels « XX » (de filles) mais elle a reçu trop d’hormones mâles (testostérone) in utero et s’est donc mal développée. Elle a été opérée à l’âge de six mois, son appareil génital, féminisé. Et elle est élevée en fille.

Dans les pays anglo-saxons ainsi qu’en Suisse, ces opérations sont vivement contestées car elles sont assimilées à des mutilations sexuelles. Pratiquées de surcroît sur des enfants encore incapables de dire s’ils se sentent plus fille, ou plus garçon, ou les deux...

« Je ne fais pas de vaginosplastie à une jeune fille avant qu’elle sache à quoi sert un vagin », nous martelait le chirurgien helvète Blaise-Pascal Peyrat

Lire la suite de l’article sur tempsreel.nouvelobs.com

 


 

Quant au transgenre, il fait parfois figure de phénomène de mode. Voir le reportage photo dans cet article de l’AFP, Transgenres et fières de l’être au Liban.

 

Une norme sexuelle de plus en plus remise en question, voir sur E&R :

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Le 9 février 2016 à 12:38 par dkfkx
#1392863

Ce que cette personne de 64 ans a est une anomalie génétique, définie dans les livres de médecine. C’est très rare. Il n’y a donc aucune raison de donner un ’’troisième sexe’’, de ’’normaliser’’ cela, alors que c’est un dysfonctionnement.

Le 9 février 2016 à 14:21 par Iron Maiden
#1392947

Ah ben que vous l vouliez ou non dame nature commet ce genre d erreur certains en souffrent injustement et personnellement je prefererais répondre sexe neutre si toute fois je souffrais de ce probleme que de dire’ hermaphrodite donnant l impression d être plus un escargot ou une limace qu’ autre chose. Ici ne se pose pas le problème de 3 ème sexe il n existera jamais que 2 sexes l homme et la femme le mâle et la femelle. Le probleme ici est un débat concernant un qualificatif bien plus respectueux envers une malformation que celui d Hermaphrodite

Le 9 février 2016 à 13:13 par la pince mon seigneur
#1392891

Si la conscience est indépendante du cerveau, c’qui semble être le cas et même un jeune doctorat en médecine a révolutionné l’autorité médicale en obtenant son diplôme sur cette thèse(voir Dr Charbonnier), alors celle-ci n’a pas de sexe puisqu’elle s’incarne dans un corps sexué ou pas d’ailleurs, ce qui relie les hommes et les femmes sont la nature caractérologique et non le taux d’hormones ou la différence chromosomique, en gros une femme peut avoir le même signe astral que vous !

Le 9 février 2016 à 14:12 par jacques
#1392936

il existe des poisons volants mais ce n’est pas la norme (dixit Jean Gabin dans le président ) c’est juste ,on ne les appelle pas pour autant poisseaux et encore moins des "oissanages" pourquoi toujours chercher à inventer , ce type est un" hermaphrodite homme" ou un "hermaphrodite femme"selon les cas de ces anormalités et sur les papiers il devrait figuré à la rubrique sexe : masculin (ou féminin )selon le cas de chacun de ces cas très rares à l’état naturel le reste n’étant dus qu’a la folie de certains pervers et de médecins complaissants qui ne devraient plus porter ce titre )et c’est tout il n’y à pas à ajouter autre chose le reste et du domaine médicale et le pronom doit être’ il ’ou ’elle’ et en aucun cas (’hen’ comme la mode en est lancée dans d’autre pays tarés )

Le 9 février 2016 à 17:06 par Arrière garde
#1393105

Dommage que cette pseudo justice ne le soit pas... neutre !

Le 9 février 2016 à 17:07 par Arrière garde
#1393107

Théorie du troisième genre selon vallaud belkacem najat !

Le 9 février 2016 à 17:46 par Masai-Mara
#1393140

Il est vrai que c’est bizarre. Je ne sais pas trop quoi en penser.

J’aurais plutôt mis "flou" à la place de "neutre".

Le 9 février 2016 à 17:51 par Alex
#1393151

C’est la logique des Lumières donc de la gauche : je ne suis plus mon sexe, je me défait de mes caractéristiques.

Le 9 février 2016 à 20:37 par Pompeàfreak
#1393280

Bon, ce Monsieur ou cette Dame est un "freak". Pas de souci, l’anormalité doit être acceptée, et il faut faire preuve de compassion envers ceux qui sont touchés (trisomiques, dégénérés, anormaux en tous "genres"). Mais bordel, venir nous casser les couilles à 64 ans pour son problème, c’est un peu gros (qu’est ce qu’il a foutu jusqu’à présent)... Bon, il l y a 2 écoles, ceux (les ignobles) qui vont dire "ben, va te faire enculer, puisqu’apparemment de ce côté là çà va"... Et les autres qui vont faire dans la compassion mais en se demandant si au final cette personne est "mâle ou femelle". Tu revendiques d’être "neutre" Mec (ou pas), pas de souci non plus, mais il faut comprendre que neutre = RIEN, c’est encore pire si çà se trouve... Bon déjà que dans les papiers officiels ma fille de 13 ans est appelée "MADAME" ce qui est un immense progrès de civilisationl, que te dire ? Deviens FEMEN, après tout la "sorosité" c’est bien aussi, tu montreras ce que tu peux...

Le 9 février 2016 à 20:50 par Dharma
#1393285

Cette anomalie s’appelle " syndrome d’insensibilité partielle ( ou complète ) aux androgènes" . Le fœtus commence sa vie avec un sexe neutre, c’est seulement sous la poussée de la testostérone que l’on devient garçon. Cette testostérone, fait pousser le clitoris en pénis et referme les lèvre en bourse. Les testicules descendes et nous obtenons donc un garçon. Seulement voilà, parfois les récepteurs ne captent pas la testostérone ou partiellement, c’est donc pour cela que nous avons des femmes de caryotype XY mais de génotype féminin. Ces femmes n’ont que très rarement d’utérus. Ceci est pour la résistance complète aux androgènes. Pour une résistance partielle, il peut y avoir un vagin et un pénis et même des bourses non fermées ou partiellement.

La résistance complète ne pose en soit aucun problème mis à part l’absence d’enfanter, se sont des femmes car la testostérone n’a aucun effet sur leur corps.

La résistance partielle est problématique, car nous ne savons pas l’évolution des personnes touchées. C’est pour cela qu’en France nos spécialistes préfèrent donner un sexe et donner un traitement très vite. Car si le sexe de l’enfant à la naissance s’oriente plutôt de coté féminin il faudra lui donner des œstrogènes afin que plus elle ne se virilise pas. Au contraire si son sexe vire du coté masculin, il faudra lui donner de grosses doses de testostérones afin qu’il ne se féminise pas ( poitrine par exemple).

Voilà ce que je viens d’apprendre sur mon enfant qui va bientôt naitre. Il est donc atteint du " syndrome d’insensibilité partielle au androgènes". Nous avons un suivi psychologique et l’enfant en aura aussi jusqu’à l’age adulte.

Il faut savoir qu’en France se n’est pas un cas d’I.V.G car pour eux , l’enfant n’a pas de problème grave et pourra avoir une vie comme les autres.

Merci de m’avoir lu, et pardonnez moi si j’ai fais des erreurs.

respectueusement.

Le 10 février 2016 à 00:08 par Fanfaniris
#1393419

Et bien, vous voilà tous trois pris dans une drôle de tourmente ! Quelle lourde responsabilité que de devoir choisir l identité sexuelle de ce petit être ! Je ne ne sais quoi vous dire pour tenter d atténuer le souci que cela doit vous causer. Bienvenue à votre enfant !

Le 10 février 2016 à 04:37 par tontoncristobal
#1393479

C’est une rencontre du 3e type.

Le 12 février 2016 à 18:18 par Grindr
#1395532

... Réfléchir, avoir une opinion, c’est, a priori, en connaissance de cause.