cela a ressemblé - de loin - au temps de l’Empire romain où un général ambitieux, victorieux et très populaire pouvait se permettre de destituer un empereur avec le poids de ses légions.
Oui, tout à fait, et ressemblance aussi avec la dépendance à des troupes étrangères issues des frontières de l’empire (Germains dans l’empire romain, Tchétchènes en Russie).
L’implication excessive de mercenaires et d’étrangers dans la défense de la patrie n’est pas bon signe : c’est d’abord aux « fils » de défendre la « patrie ».
D’ailleurs, Kadyrov et sa milice représentent un problème non résolu, qui peut resurgir à tout moment. La perpétuation d’une armée séparée sur une base ethnique est la perpétuation de la menace d’un nouvel embrasement du Caucase russe. Régler le problème de la Tchétchénie, ce serait arriver au point où les Tchétchènes n’éprouveraient plus le besoin de vivre une kalachnikov à la main, où l’idée de vie militaire leur semblerait parfaitement incongrue. Aujourd’hui, on se félicite de la loyauté de Kadyrov, et c’est bien parce qu’on comprend ce qui pourrait se passer sans elle... On ne devrait tout simplement pas avoir à se poser la question de la loyauté de Kadyrov.
Et qui a donné l’ordre aux unités Tchétchènes de se déplacer vers Rostov ? Etait-ce bien un ordre du commandement russe ou bien ont-elles fait ce mouvement de leur propre initiative ?