J’étais plutôt très critique et assez méfiant de Branco durant les gilets jaunes.
Son enthousiasme révolutionnaire d’adulescent romantique me semblait essentiellement nuisible et peu en phase avec la réalité, vu le peu de monde dans la rue et le danger pour ceux qui s’approchaient un peu trop des forces de répression.
En plus de cela, je trouvais qu’il connaissait trop bien les locaux de la CIA à Paris et j’avais des doutes sur Assange, je considérais que ses révélations n’apportaient que des confirmations et que le personnage pris globalement, avait plus une valeur dissuasive, qu’informative.
Et puis j’ai vu son engagement perdurer, le gars mûrir un peu, j’ai mesuré les risques pris en Afrique auprès des sénégalais et de Kémi Séba.
Désormais, cet homme, encore jeune, me paraît plus averti, plus crédible, et ce qu’il propose me semble être une option à envisager.
En effet, Philippot et Asselineau sont assez solides, expérimentés et professionnels mais malheureusement, ils ne parviendront jamais à se rassembler.
D’autre part, leurs passifs les marquent à la culotte, et leurs "ni droite, ni gauche" ne parvient pas à convaincre au delà de ce qu’il faudrait.
L’avantage de Branco, s’il y en a un, c’est qu’il pourrait effectivement, et quoi qu’on en dise, c’est le seul, rassembler tout le spectre souverainiste sur une base simple et d’urgence.
Son bagage, ses connaissances et son expérience pourraient effectivement lui permettre de tenir le coup jusqu’à destination, son obsession et son orgueil, de rester fidèle à ses idéaux et objectifs.
On peut le critiquer, il y a matière, mais c’est comme pour chacun de nous, on peut ne choisir de retenir que le plus laid et ne pas voir ce qui est valable, intéressant et beau.
Comme d’une faiblesse, on peut s’émouvoir, humaniser, voir la matière, la couleur personnelle à l’œuvre, le défaut d’une qualité, ou disqualifier.
Alors évidemment, vraisemblablement, l’opportunité qu’il est ne sera pas emprunté, ils iront tous, et il n’y a plus qu’à espérer pour qu’il n’y en est qu’un à disposer des signatures à l’arrivée et qu’il soit assez avisé et inspiré pour accueillir tous ceux qui, moutons noirs ou moutons blancs, ne veulent plus être du bétail, mais des citoyens.
Les oiseaux sont à leur place, dans les hauteurs.
S’il y a un petit renard près à se sacrifier dans la plaine incendiée, ils devraient se garder de se dégrader à se faire petits garçons pour condamner le petit garçon.
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