La dictature à petits pas

Vers la fin de la loi du 29 juillet 1881 ?

Publié le : mardi 7 avril 2015
Commentaires : 17
Nombre de vues : 11 524
Source : E&R
0 vote

« Internet et la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse » : c’est le thème du « débat » qui s’est tenu le 24 mars dernier au Sénat. L’occasion pour Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique, de présenter l’avancement de son travail sur un projet de loi qui devrait être présenté en juin prochain.

La jeune femme a introduit son discours en expliquant :

« Internet a permis le meilleur. [...] Mais Internet est aussi le véhicule du pire […] Il est donc temps d’adapter la loi de 1881 à l’ère du numérique. »

La secrétaire d’Etat a ensuite présenté pêle-mêle, parmi les mesures formulées par la Commission consultative des droits de l’homme le 12 mars derniers, celles qui font actuellement l’objet d’une « expertise juridique », soit :
- la modification des notions d’espace public et privé ;
- la création d’un référé numérique pour simplifier les procédures ;
- l’extension du régime de la responsabilité pénale des personnes morales « au-delà des seules entreprises de presse » ;
- l’instauration d’un « droit de réponse numérique pour les associations » (sic).

Un plan de travail dans la lignée de la présence d’Axelle Lemaire aux « Assises de la lutte contre la haine sur Internet » organisée par l’UEJF en février dernier.

Plus inquiétant encore, cette évolution de la loi de 1881 semble approuvée aussi bien à gauche qu’à droite, à en croire l’intervention du sénateur UMP de Paris, le très sarkozyste Pierre Charon :

« Nous ne pouvons pas nous abriter derrière la loi de 1881 pour justifier notre passivité. La liberté d’expression est au service de l’homme, non de desseins nihilistes. »

Pas mieux du côté de « la gauche de la gauche », où la sénatrice EELV Esther Benbassa a expliqué :

« Le cadre procédural de la loi de 1881 n’est pas adapté au web 2.0 [...] il est urgent de créer un ordre public numérique. »

Notons que la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui régit en grande partie la liberté d’expression en France, a déjà été maintes fois amendée et largement vidée de sa substance. Ne serait-ce que par la loi Pleven de 1972, relative à la « lutte contre le racisme », ou encore la loi Fabius-Gayssot de 1990 (interdisant la contestation du jugement du Tribunal militaire de Nuremberg), dont les textes respectifs ont été insérés dans la loi de 1881.

Axelle Lemaire doit remettre son projet de loi en juin, ce qui, au niveau du calendrier, signifie que ce nouveau recul pour la liberté d’expression passera pendant l’été, en douce.

Voir aussi, sur E&R :

17 commentaires
Alerter

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

  • Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
  • Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
  • Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article
Afficher les commentaires précédents
Le 7 avril 2015 à 23:57 par mimi
#1158819

La loi Pleven (1972) rend les Juifs et même LE Juif intouchables, la loi Fabius-Gayssot de 1990 rend les Français COUPABLES de naissance et donc asservis aux Juifs, ce n’est donc pas suffisant il faut encore baîllonner les quelques dissidents qui rouspètent dans leurs coins .

Le 7 avril 2015 à 23:59 par zézé
#1158820

Nous sommes en dictature depuis 1958, depuis que les sionistes (1%) ont supprimé la Proportionnelle et donc TRUQUE les législatives pour contrôler le Parlement, devenu presqu’entièrement sioniste .

Le 8 avril 2015 à 09:24 par Themistocles
#1158922

Sacré Zézé,

tu crois que la 4e république n’était pas sioniste ! ! !

C’est la 4e république qui a partagé avec Israël tous nos secrets nucléaires (la bombe française n’existait pas encore).

De Gaulle allait au plus urgent, tant il y avait à faire.

Le 8 avril 2015 à 07:35 par Le Den
#1158894

C’est un combat entre le peuple et les nantis de la politique, ils feront tout ce qu’il faut pour nous museler, nous étrangler et nous achever sans que l’on ait pu émettre la moindre contestation pour garder leurs places...

"Le tyran maladroit utilise la baïonnette. L’Art Royal de la tyrannie c’est de faire la même chose mais avec des juges et des lois." Camille Desmoulins.

Il serait grand temps que les français ouvrent les yeux sur leurs véritables ennemis car oui, ces individus sont l’ennemi du peuple, NOS ennemis !

Le 8 avril 2015 à 08:39 par La Voix du Nord
#1158901

A p’tits pas , à p’tits pas ...comme vous y allez ! On dirait que seul ce domaine est concerné ...si on fait l’inventaire raisonnablement du reste , celle ci est déjà bien engagée ! Mais les mesures choquent moins le peuple et l’habitue , car toujours accompagnées du volet pseudo éducatif ( en fait l’embrigadement ) , par les médias aux ordres , et l’EN . De ce fait , les lois restrictives sont toujours à des fins de " mieux vivre ensemble " ou tout ce charabia devenu culte ( on en voit le résultat après 40ans ? ) : par contre eux , sont prêt du but ! Et à moins d’une prise de conscience massive , j’ai bien peur que le réveil tardif soit fatal !

Le 8 avril 2015 à 13:33 par seber
#1159053

En effet, la dictature "à petits pas" je ne sais pas ce que c’est. Elle n’est pas encore assez claire ?

Le 8 avril 2015 à 09:21 par listener
#1158919

En effet, "dictature à petits pas". Exemple : une loi autoriserait l’ouverture des "salles de shoot à titre expérimental". Autrefois jamais une telle proposition de loi n’aurait passé la barre du conseil d’état. En effet, une loi peut être bien des choses sauf expérimentale. Une telle loi devrait donc être déclarée anti-constitutionnelle. Hélas, elle ne le sera pas.

L’expérience en effet le admise en matière de recherche scientifique mais le droit l’exclu absolument en son essence. L’expérience admet l’erreur, et elle peut échouer et progresse ainsi. Le droit ne peut absolument pas admettre à l’avance l’échec, l’erreur possible ! Quel législateur proclamerait : je promulgue telle loi mais celle-ci est peut-être mauvaise ! Et c’est pourtant cela ! Le droit est du domaine du "positif" et non du spéculatif. "On va voir si cela marche" n’est pas juridique. Il en est ainsi pour les trois pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire.

C’est aussi le fondement même de la "responsabilité politique". Les hommes qui gouvernent sont responsables de leurs actions devant une assemblée collégiale élue et représentative du peuple. Telle est la conception du droit moderne. Mais si les hommes politiques se réservent une possibilité d’erreur, ils ne sont plus comptables de leurs échecs puisqu’il serait alors admis qu’ils ont le droit de se tromper. Il n’y a plus de responsabilité politique.

Les corps politiques s’arrogent ainsi discrètement un droit énorme : celui de se tromper ! Ce droit n’appartient en principe qu’aux citoyens libres qui en répondent parfois devant les tribunaux.

C’est ainsi aussi que la dictature avance, par l’oubli des principes du droit fondamental.

Le 8 avril 2015 à 09:37 par OTOOSAN
#1158927

Un pas de plus vers la mise en esclavage des "natifs"

Le 8 avril 2015 à 16:25 par Dex
#1159151

L’organisation parallèle des citoyens au système de domination de l’oligarchie dérange.

Le net permet la décentralisation de l’information, ainsi que sa pluralité (on peut en tendre deux sons de cloches au lieu d’un seul qui est répété par diverses voix servant le même maître, et sans être contredit).

La guerre du net c’est, soit la liberté du peuple, soit son asservissement à l’oligarchie. C’est certainement le plus grand enjeux de notre époque. Et comme le dit Frédéric Lefebvre sur un plateau de TV, « internet, c’est comme du judo, il faut retourner la force de son ennemi contre lui. » (je cite de mémoire) Nous savons donc quel projet ces gens nous réservent. Faire d’internet un lieu d’abêtissement et d’asservissement à la place d’un instrument d’émancipation et d’élévation intellectuelle.

Le 8 avril 2015 à 16:31 par Dex
#1159158

« Internet a permis le meilleur. [...] Mais Internet est aussi le véhicule du pire […] Il est donc temps d’adapter la loi de 1881 à l’ère du numérique. »

Comme à leur habitude, ils ne précisent pas leur point de vue. Quel est le meilleur selon eux ? L’abêtissement par le porno, les jeux, le pipole, et autres conneries ? Et quel est le pire ? L’esprit critique qui renaît dans ce pays dominé par une oligarchie ?

De plus, on voit bien de quelle manière ils adaptent la loi de 1881 pour la presse. Chaque révision en fait un instrument toujours plus performant pour le système de domination (vous me direz probablement que cela à toujours été le cas, mais je réponds qu’on peut toujours pousser le bouchon un peu loin, ce que ces gens de pouvoir font toujours).

Le 8 avril 2015 à 22:05 par kasiar
#1159380

Eh bien ma foi, j’ai prévu tout un listing de bouquin au cas où la censure passerait par là.

D’un autre côté, s’ils censurent Internet, ils joignent malgré eux, davantages de personnes à notre cause.

Bientôt ils n’auront plus personne à dominer.

Le 11 avril 2015 à 19:45 par Soldat du Christ...
#1161540

Nous y sommes bientôt les premières condamnations de journaliste patriote, nationaliste et de traditionaliste ! Jusqu’ici on savait que la dictature était proche, cet été on en verra les effets ! Avec les premières arrestations, amendes,incarcérations et perquisitions.... Les patriotes auront leurs cercles dans les prisons, un système soviétique à l’ancienne, pour les dissidents et résistants français... 1984 ou un monde meilleurs dés demain ! Dés aujourd’hui...