La vierge n’a rien a voir avec la déesse de la fécondité, c’est d’ailleurs son exact opposée, la vierge marie est la mère de dieu, elle enfante Dieu, une et une seule fois, alors que la déesse de la fécondité qui est vénérée depuis la nuit des temps, n’est que la pondeuse perpétuelle de l’humanité.
D’un coté nous avons donc une déesse aux formes plantureuses qui enfanterait l’humanité toute entière à la chaîne, et de l’autre nous avons le divin contre pied où c’est une humble femme qui, choisie entre toutes, en vient à enfanter un dieu. Quelle ironie n’est-ce pas ? L’humour de Dieu, c’est quelque chose !
Je ne vais pas prétendre qu’il n’y a pas de lien entre le paganisme et le christianisme car les peuples de gaule avaient le culte de la vierge qui doit enfanter, et c’est sans doute pour cela d’ailleurs que leur évangélisation a été grandement facilité. Et donc ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’historiquement la gaule a été vers le dieu chrétien grace à Marie, et non pas comme vous le prétendez qu’il y a eu d’abord seulement le christ et qu’ensuite on a voulu rajouter le culte de Marie au dessus pour que ça plaise au plus grand nombre, non ça c’est des fadaises.
Voila aussi pourquoi, en France la place de Marie est si grande. En France on a tout compris les premiers, puisqu’on est passé par Marie pour aller au Christ.
Dans la divine comédie de Dante, c’est d’ailleurs le so frenchy Saint Bernard qui prend la parole et démontre tout ça de manière on ne peut plus claire :
Vierge Mère, fille de ton Fils,
humble et élevée plus qu’aucune créature,
terme fixe d’un éternel conseil,
tu es celle qui tant a ennobli
l’humaine nature, que son auteur
ne dédaigna point de s’en revêtir.
En ton sein se ralluma l’amour,
par la chaleur duquel dans l’éternelle paix
ainsi a germé cette fleur.
Ici, pour nous, tu es en son midi le flambeau
de la charité, et en bas, parmi les mortels,
tu es la vraie fontaine d’espérance.
Dame, tu es si grande, et si grand est ton pouvoir,
que celui qui désire la grâce et à toi ne recourt point,
son désir veut voler sans ailes.
Ta bonté non-seulement secourt
qui demande, mais d’elle-même, souvent,
elle prévient le demander.
En toi miséricorde, en toi pitié,
en toi magnificence, en toi se rassemble
tout ce que dans les créatures il y a de bonté.