Egalité et Réconciliation
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Entretien avec Michel Drac

Vu de France : Bonjour. Pourriez-vous prendre la peine de vous présenter ?

Michel Drac : J’ai 45 ans, je suis diplômé d’école de commerce et j’ai exercé depuis 21 ans le métier de contrôleur de gestion, d’abord dans une direction financière, puis au sein d’un service ingénierie. Mon expérience me prédispose donc à percevoir prioritairement les aspects économiques, particulièrement sous l’angle des problématiques logistiques et industrielles. J’ai toujours tenté d’en tirer parti pour intégrer cette sensibilité particulière dans un tableau d’ensemble des problématiques abordées, afin de ne pas tomber dans l’erreur classique des économistes, qui ont tendance à ne voir que ce qu’ils regardent.

Pour quelles raisons avez-vous décidé de vous engager dans le combat intellectuel ?

Parce que je ne trouvais pas dans « l’offre intellectuelle » existante certaines des réponses que je cherchais. Je suis quelqu’un, je crois, d’assez pratique. Disons que je suis naturellement tourné vers l’action en vue du résultat. À un certain moment, je me suis demandé : bon, alors, que faire ? Et j’ai réalisé que personne ne me proposait de plan d’action. J’ai donc décidé de réfléchir pour en construire un.

Quels sont les objectifs de votre maison d’édition ? Quels sont vos futurs projets d’édition ?

J’ai cofondé les éditions du Retour aux Sources avec plusieurs personnes, et je ne peux pas m’exprimer en leur nom. Il est à noter à ce propos que je ne suis pas le gestionnaire de cette structure ; je ne suis qu’un associé parmi d’autres – même s’il est vrai qu’à l’origine, j’ai lancé en partie l’idée.

En ce qui me concerne, l’objectif prioritaire était tout simplement d’être publié sans avoir à passer sous les fourches Caudines du milieu assez particulier de l’édition. C’était aussi l’occasion de construire un groupe de réflexion autour de la maison d’édition.

J’ai la conviction qu’aujourd’hui, la liberté ne se construit ni dans, ni contre le système d’ensemble constitué par le continuum institutionnel. Elle se construit en dehors, à côté. La maison d’édition était un moyen parmi d’autres de se situer à côté.

Vous organisez en mars 2014 à Paris, une conférence sur le thème de l’ingénierie sociale. Pourriez-vous nous en dire plus ?

Dans le cadre de mes diverses activités, j’ai été amené à fréquenter Lucien Cerise, un des auteurs de l’excellent Gouverner par le chaos. Il apporte une expertise très utile sur les questions relatives au management des perceptions. Il devient nécessaire de diffuser massivement la culture associée à cet ensemble de techniques. Un dissident qui a compris ce qu’est l’ingénierie des perceptions ne laissera plus les spécialistes opérer cette ingénierie sur ses propres perceptions. Comprendre comment on peut être manipulé, c’est déjà pratiquement cesser d’être manipulable. Ou en tout cas, c’est l’être beaucoup moins.

Les dominants entendent contrôler les peuples par différentes solutions. Une envisagée serait l’implantation d’une puce électronique dans le corps humain. Info, intox, progrès, danger ?

Qui sont « les dominants » ? À supposer qu’on puisse les désigner précisément, dans quelle mesure peut-on connaître leurs projets ? Et d’ailleurs, dans quelle mesure ont-ils des projets exactement déterminés ? Vaste débat…

Ce qui est clair, c’est que le système de contrôle déployé par les classes supérieures est aujourd’hui traversé par un certain nombre de leitmotivs qui tournent parfois à l’obsession : transparence, traçabilité, archivage-mémorisation systématique en temps réel. Au départ, ces techniques de gestion, qui sont désormais envisagées dans l’espace social, viennent souvent de l’industriel. Il est d’ailleurs fréquent que leur déploiement à des fins sécuritaires soit opéré dans la continuité d’un projet logistique.

Il est difficile de dire s’il s’agit d’un tropisme spontané produit par le système de management, ou s’il y a un projet délibéré global. Pour le dire autrement : est-ce l’esprit mécaniste qui surdétermine la conception que la classe dirigeante semble se faire du contrôle social, ou cette conception est-elle à l’origine du déploiement des projets de contrôle logistique, simple prétextes ? La question mérite d’être posée, parce que nous sommes en présence d’un système global qui autorise des gaspillages monstrueux, mais qui, par ailleurs, déploie fréquemment les systèmes de suivi industriels prétendument pour garantir le zéro gaspillage. Paradoxe qui doit nous mettre la puce à l’oreille.

Lire la suite de l’entretien sur vudefrance.fr

Retrouvez Michel Drac et Lucien Cerise chez Kontre Kulture :

 






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7 Commentaires

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  • #743909
    Le 1er mars 2014 à 16:21 par rtx
    Entretien avec Michel Drac

    la puce RFID est en fait prédestiné à établir le NOM, pouvoir vous géolocaliser, vous manipuler, devenir un robot en sorte, j’avais lu un article qui disait que tout bébé né en mai 2014 se verra à partir de ce moment implanté cette puce maléfique !! qui est bien passée comme aspect sécuritaire ahahaha la gueule de la sécurité mieux vaut rigoler deux fois qu’une !!! ils veulent contrôler les peuples et manipuler à volonté, voilà le point final !!!

     

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  • #744012
    Le 1er mars 2014 à 17:35 par anonyme
    Entretien avec Michel Drac

    est-ce l’esprit mécaniste qui surdétermine la conception que la classe dirigeante semble se faire du contrôle social, ou cette conception est-elle à l’origine du déploiement des projets de contrôle logistique, simple prétextes ? La question mérite d’être posée,




    Très très juste ! je suis persuadé que c’est tout à fait lié ;
    et c’est dans la filière avec l’idée développée par Zygmunt Bauman dans "Modernité et holocauste"
    http://www.lalettrevolee.net/article-33454137.html

     

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  • #744374
    Le 1er mars 2014 à 21:46 par Jasmin Indien
    Entretien avec Michel Drac

    Trés bon article, merci ER, merci Abed. A propos de Dieudonné :
    La symbolique de la quenelle n’est pas mineure, sinon il n’y aurait pas eu cette réaction vive des lobbies juifs. La quenelle est l’anéantissement par le rire ( pénétration, disparition par enfoncement ) de la sainte chiasse mémorielle imposée par ces mêmes milieux du porno historique. Et tout ce qu’ils pourront entreprendre, déployer ou imposer par la suite s’en trouvera invalidé par manque de confiance. La quenelle c’est un outil de validation du réel. Dieudonné a gagné la guerre du sens et des valeurs, de la vérité et de la réalité.

     

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  • #744378
    Le 1er mars 2014 à 21:47 par Frédérick
    Entretien avec Michel Drac

    Les études du complots ont énormément changé depuis l’avènement d’Internet.

    Comme l’avait expliqué Benjamin Bayart, l’information est en train de passer d’une diffusion verticale et provenant d’une autorité -les médias- à un système à plat entre personnes.
    Cette modification de la diffusion de l’information fait qu’il s’y divulgue des données que nous n’étions supposés ni trouver, ni nous échanger.
    Si ces études étaient auparavant le labeur de quelques érudits qui portaient le fruit de leurs travaux à l’imprimerie pour un public restreint, aujourd’hui elles se popularisent grâce à cette nouvelle interaction qui donne aussi l’avantage de traiter ces sujets en direct.

    Et si le monde anglophone a été le premier à s’y mettre -avec peut être ce petit côté spectacle qui peut leur être caractéristique- le monde francophone est en train de lui apporter une certaine maturité par la profondeur de pensée propre à notre culture.

    En ce sens, les interventions de Michel Drac ont cette valeur essentielle.
    Nous comprenons dans cet entretien que sa formation est en tout cas en partie à l’origine de sa capacité d’analyse de modèles et de son raisonnement méthodique.
    Ceux-ci font avancer la compréhension générale des évènements et des conséquences qui sont en jeu, à l’heure où nous entrons dans une nouvelle ère politique.

    Saluons donc le serieux de ses réflexions qui élèvent le niveau des études du complot.

     

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  • #744526
    Le 2 mars 2014 à 00:24 par Barj
    Entretien avec Michel Drac

    Drac maître d’oeuvre à ses oeuvres ! Magistral, merci encore, on a besoin de plus d’acteur dans son genre notamment !

     

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  • #744644
    Le 2 mars 2014 à 05:12 par Un cendy
    Entretien avec Michel Drac

    Personnellement, j’ai l’habitude, quand on me présente une analyse faisant état de la théorie du complot, pour la valider ou au contraire pour la réfuter, de tester le discours en essayant de le reformuler mathématiquement. Soit la proposition P, soit la proposition P’, peut-on écrire, en utilisant les symboles propres à la logique mathématiques, une relation entre P et P’ débouchant sur P’’ ? Si non, hum, il y a un problème.



    Analyse intéressante mais qu’il faudrait appuyer par un exemple. P et P’ sont deux évènements distincts et possèdent en creux une finalité commune : exemple la théorie du genre aura pour conséquence inévitable d’aggraver les troubles sexuels des citoyens du monde. Il en va de même pour l’hyper sexualisation de toutes les sociétés humaines.
    A quel point et de quel manière peut-on lier les deux phénomènes ?? Sont-ce les mêmes lobbys, les mêmes groupes ou sous-groupes qui tentent d’instiller dans les esprits des comportements qui conduisent et conduiront de plus en plus en détruire notre humanité ?

     

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    • #747351
      Le Mars 2014 à 17:31 par jojo
      Entretien avec Michel Drac

      Au-delà des troubles de l’identité sexuelle il y a les troubles de l’identité tout court qui produiront des individus déstructurés et moins autonomes que par le passé formant ainsi des masses plus facile à manipuler.
      Il y avait un psy qui l’avait déclaré ouvertement à télé en parlant de la réforme du code civil qui a accompagné le mariage homo, dans le livret de famille les cases père et mère sont devenu parent 1 et 2 : c’est une bonne mesure car en plus d’unifier les distinctions entre les sexes et unifie aussi les distinctions entre les âges, un parent pouvant renvoyer au père ou à la mère mais aussi aux frères, soeurs, tantes, oncles, cousins et aux grand-parents, c’est un qualificatif indéfini et non-structurant.
      Leur objectif est donc bien une déstructuration par une attaque contre l’oedipe de la psychologie qui structure et module les relations humaines dans les familles et les sociétés selon 4 grands groupes d’individus basiques : les jeunes, les vieux, les hommes et les femmes.