Cinéma : EuropaCorp va mal, mais le salaire de Luc Besson va bien

Publié le : samedi 4 novembre 2017
Mots-clés : ; ; ;
Commentaires : 9
Nombre de vues : 11 473
44 votes

EuropaCorp traverse une zone de turbulences, mais la situation financière personnelle de Luc Besson ne connaît pas la crise. Chaque année, le studio verse à son président-fondateur une rémunération de près de 7 millions d’euros bruts (cf. encadré ci-dessous).

 

 

Mais ce n’est visiblement pas encore assez. Le 23 juin dernier, EuropaCorp a discrètement décidé de dé-plafonner ce salaire. Précisément, le conseil d’administration a décidé de supprimer le plafonnement de la part fixe du salaire de Luc Besson lorsqu’il est auteur-réalisateur d’un film. Ce plafond avait été adopté en 2013, lors de l’entrée au capital de Habert Dassault et de la Caisse des dépôts qui avaient demandé à mieux encadrer l’argent versé par EuropaCorp à Luc Besson.

[...]

La suppression du plafond permet donc de ne pas l’appliquer à la rémunération prévue pour Valérian, qui est plus que généreuse. En tant que réalisateur, Luc Besson empoche 4,44 millions d’euros (moitié pour le salaire de réalisateur technicien, moitié pour les droits d’auteur). En tant qu’auteur de l’adaptation et des dialogues, il empoche 850.000 euros, plus un pourcentage des recettes en salles (pour la France seule, 1% des recettes, soit environ 220.000 euros).

[...]

Certes, Valérian a réalisé « une performance décevante » aux États-Unis, avec seulement 40,5 millions de dollars de recettes. Mais avec 225 millions de dollars de recettes dans le monde, « c’est d’ores et déjà le premier film français au box office mondial cette année, et très probablement un des 5 plus gros succès des 10 dernières années ».

[...]

Pour les analystes de Gilbert Dupont, « en cas de pertes importantes de “Valérian”, EuropaCorp n’a pas une solidité financière suffisante et devrait faire probablement une nouvelle augmentation de capital ». Selon des sources industrielles, les discussions se poursuivent donc pour trouver de l’argent auprès d’investisseurs, et/ou vendre certains actifs, discussions menées notamment par JP Morgan, principal créancier d’EuropaCorp. Selon Vanity Fair, des discussions ont notamment eu lieu avec Mediawan, le fonds de Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton.

Lire l’article entier sur bfmbusiness.bfmtv.com

Le vrai cinéma est sur Kontre Kulture

Confession d’un dragueur

Dans un Paris estival et léger, Paul (Thomas Dutronc) provincial, livresque et timide, monté à Paris pour intégrer Sciences-Po, lit sur un banc au jardin du Luxembourg. Un après-midi, alors qu’il suit timidement une jeune fille qu’il a remarquée depuis plusieurs jours, il fait la rencontre de Fab (Saïd Taghmaoui) personnage fonceur et efficace qui va l’initier à la drague de la rue. D’abord (...)

Écrits corsaires

Les textes ici rassemblés témoignent, par leur violence polémique, d’une démarche provocatrice. Mais chez Pasolini la volonté de ne rien dissimuler dans sa recherche de la vérité est sa seule provocation. L’auteur de Théorème examine tour à tour le problème de l’avortement, le fascisme, l’antifascisme et surtout la société de consommation de masse, qui conduit à la déshumanisation de la société et à la (...)

 

L’auteur-réalisateur-producteur-scénariste et plagiaire Luc Besson, sur E&R :

Valérian de Luc Besson : 200 millions dans un trou noir

Vous nous connaissez : on n’est pas du genre à déboiter la maison France, le madinefouense, mais dès les premières images de Valérian, on sait malheureusement qu’on est dans un « LucBesson ». Valérian et la cité des mille plagiats Luc Besson ne s’intéresse qu’à une chose : la multiplication des tableaux où évoluent ses personnages. Puisant ses références dans tout le cinéma de science-fiction (...)

Pourquoi les séries françaises sont moins bonnes que les séries américaines

Vous nous connaissez, on n’est pas du genre à dénigrer la maison France [1] comme le font ces traîtres des médias que tout le monde connaît désormais. Il est un domaine où notre pays pourrait briller, grâce à sa culture et à sa créativité, c’est celui des séries TV, qui sont une industrie à la fois rentable, populaire et exportable. Peu à peu, un public de plus en plus averti abandonne le cinéma – trop cher, (...)

Le studio de Luc Besson condamné pour contrefaçon

Le déshonneur, et la guerre
EuropaCorp a été condamné par le tribunal de grande instance de Paris pour avoir violé les droits d’auteur de quatre dessinateurs d’Arthur et les Minimoys. Luc Besson a la réputation d’être dur en affaires, et de faire signer des contrats toujours très favorables à son studio EuropaCorp. Parfois même un peu trop favorables... La justice vient ainsi de déclarer illicites les contrats passés avec les (...)
9 commentaires
Alerter

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

  • Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
  • Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
  • Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article
Le 4 novembre 2017 à 13:30 par René
#1833133

Tant que le contribuable ne paye pas, tant mieux.

Le 4 novembre 2017 à 14:39 par michel
#1833198

Je crois que l’état français a versé 40 millions non remboursable pour cette purge.

Le 5 novembre 2017 à 01:32 par goy pride
#1833577

C’est émouvant de naïveté...

Le 4 novembre 2017 à 14:34 par Eloise
#1833192

Pour qu’un film soit rentable il faut que les recettes dépassent 2.5 fois le coût de revient. Je crois que les recettes s’élèvent a $250M pour un budget de $150M à l’heure actuelle.

Le 4 novembre 2017 à 16:00 par Federico
#1833244

En même temps c’est une societe privée, c’est lui le patron et fondateur, il fait un peu ce qu’il veut non ?

Le 4 novembre 2017 à 17:21 par tonio36
#1833294

Pourquoi aller emmerder Luc Besson. Il a fait des films a succès (mondial), il touche des royalties, il est riche, tant mieux pour lui. Il n’a volé personne et son salaire n’est pas payé par nos impots. Quel est le problème ?

Le 4 novembre 2017 à 20:17 par Adrien
#1833421

Je ne connais pas tous les details du financement d’europacorp. Mais il doit bien y avoir un peu de financement public quand meme. Il y en a toujours dans la production cinematographique. Ne serait-ce que les 100 millions apportes par la Caisse des Depots, donc l’Etat, au projet de Cite du Cinema. Argent que la CDC ne reverra pas.

Le 4 novembre 2017 à 19:17 par Albert
#1833374

Il recevrait des aides étatiques, voici pourquoi on en parle.

Le 4 novembre 2017 à 22:53 par tonio36
#1833528

Ca n’est pas du tout clair dans l’article, et le fond de l’article semble plutot porter sur "le mec se fait deja un max de pognon mais il en veut encore plus". Qu’on aime ou pas ses films le mec est quand meme une réussite et tant mieux pour lui s’il a des couilles en or, il les a probablement meritées.